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Strasbourg bannit le gaz hilarant pour deux ans et demi

Face à la banalisation du protoxyde d’azote chez les jeunes, Strasbourg interdit sa détention, sa vente et son utilisation jusqu’au 31 décembre 2026. La…

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Strasbourg bannit le gaz hilarant pour deux ans et demi

Face à la banalisation du protoxyde d’azote chez les jeunes, Strasbourg interdit sa détention, sa vente et son utilisation jusqu’au 31 décembre 2026. La municipalité durcit les contrôles et mise sur la prévention pour enrayer les dégâts.

Depuis le 11 juin, impossible d’acheter, de détenir ou d’utiliser des cartouches de protoxyde d’azote à Strasbourg. La ville a pris un arrêté qui court jusqu’à la fin 2026, une mesure inédite par sa durée. En cause : l’explosion des usages détournés de ce que certains appellent encore le « gaz hilarant ». Les autorités locales constatent une banalisation inquiétante, notamment chez les 18-24 ans, qui snifent ces cartouches pour un effet euphorisant de quelques secondes. Mais les conséquences, elles, sont tout sauf légères : risques neurologiques, brûlures, chutes, voire décès par asphyxie ou accident.

L’arrêté ne se limite pas à une interdiction sèche. Il interdit aussi la vente entre 21 heures et 8 heures du matin, pour limiter les consommations nocturnes en soirée. Les vendeurs, eux, seront surveillés de près. Les agents municipaux vont multiplier les contrôles pour les responsabiliser, explique l’adjoint à la sécurité. Et si vous laissez traîner vos cartouches vides sur la voie publique, l’amende peut grimper jusqu’à 150 euros. L’objectif est clair : agir vite, avant qu’une loi nationale ne généralise ces restrictions d’ici la fin de l’année.

Strasbourg ne part pas de zéro. Les villes de Colmar et Barr avaient déjà pris des arrêtés similaires en septembre 2025. Mais la capitale alsacienne va plus loin en misant sur l’information. Des campagnes d’affichage, des messages sur les réseaux sociaux et des interventions dans les collèges et lycées doivent alerter sur les dangers. Car le protoxyde d’azote n’est pas anodin. Santé publique France estimait en 2022 que 14 % des 18-24 ans l’avaient déjà expérimenté. Derrière les rires, les séquelles peuvent être irréversibles. Une inhalation trop fréquente peut provoquer des paralysies, des troubles cardiaques ou une dépendance. Et dans les cas les plus graves, la mort.

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