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Sarkozy accusé de rejeter la faute sur ses anciens alliés au procès libyen

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Au procès en appel du financement libyen, la défense de Claude Guéant a vivement critiqué la stratégie de Nicolas Sarkozy, l’accusant de faire porter la responsabilité à ses proches.

Devant la cour d’appel de Paris, l’avocat de Claude Guéant s’en est pris à la ligne de défense de l’ancien président de la République. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de Nicolas Sarkozy de rejeter la culpabilité sur ses anciens collaborateurs. Selon lui, la position de l’ancien chef de l’État se résumerait à une formule simple : « Ce n’est pas moi, ce sont les autres ». Ce réquisitoire intervient alors que sept années de réclusion ont été requises contre Nicolas Sarkozy, accompagnées d’une amende de 300 000 euros.

L’avocat a également souligné ce qu’il appelle la « cruauté » et le « cynisme » de l’ancien président dans sa défense. Il a pointé du doigt le choix de Nicolas Sarkozy de mettre en cause l’intégrité de son ancien bras droit, profitant de l’absence de Claude Guéant pour raisons de santé. Cette approche a été qualifiée de « volte-face stratégique », témoignant selon lui soit du cynisme du politique, soit du désespoir du prévenu.

Me Bouchez El Ghozi est également revenu sur la rencontre entre Claude Guéant et Abdallah Senoussi, ancien chef du renseignement militaire libyen. Il a estimé que cet événement ne suffisait pas à prouver que son client savait qu’il allait rencontrer un proche de Mouammar Kadhafi. Il a aussi rappelé que l’accusation d’association de malfaiteurs ne tenait pas, faute d’entente établie entre les parties.

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