Monde
Retrait israélien de plusieurs zones de Gaza avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu


Les forces israéliennes ont commencé à quitter certains secteurs de l’enclave palestinienne, prélude à la libération prévue des otages et à l’application d’un accord conclu avec le Hamas.
La Défense civile de Gaza a fait état d’un retrait des troupes israéliennes de plusieurs zones du territoire, dans le nord comme dans le sud. Ce mouvement intervient à la veille de la mise en œuvre attendue d’un cessez-le-feu et d’un échange de détenus, conformément à l’accord négocié avec le mouvement Hamas. Les discussions, menées indirectement en Égypte durant quatre jours, ont abouti jeudi à une validation par le gouvernement israélien.
Le plan s’appuie sur une initiative américaine dévoilée fin septembre, visant à mettre un terme aux hostilités dans la bande de Gaza. Le président américain Donald Trump a annoncé son intention de se rendre prochainement au Moyen-Orient, évoquant une éventuelle participation à une cérémonie de signature en Égypte et une intervention devant le parlement israélien.
Selon des responsables locaux, les forces israéliennes se sont désengagées de certains quartiers de Gaza ville et ont également quitté des positions dans le sud de Khan Younès. L’armée israélienne a pour sa part confirmé préparer un redéploiement de ses unités, tout en maintenant son contrôle sur plus de la moitié du territoire. Une porte-parole gouvernementale a précisé que l’accord entrerait en vigueur dans les vingt-quatre heures suivant l’approbation du cabinet de sécurité.
L’arrangement prévoit, dans un premier temps, la libération de l’ensemble des otages encore détenus à Gaza, contre près de deux mille prisonniers palestiniens et l’acheminement renforcé de l’aide humanitaire. Un responsable du Hamas a indiqué avoir reçu des garanties concernant la fin définitive des opérations militaires. Les discussions sur une seconde phase, incluant le désarmement du mouvement islamiste et de nouvelles étapes du retrait israélien, doivent débuter sans délai.
La mise en œuvre du dispositif sera supervisée par une équipe de deux cents militaires, principalement américains, appuyés par des contingents de plusieurs pays de la région. Aucun soldat américain ne sera déployé à l’intérieur de l’enclave. L’armée turque s’est dite prête à participer à ces opérations.
L’offensive israélienne, déclenchée en réponse à l’attaque du 7 octobre, a provoqué des dizaines de milliers de victimes et une crise humanitaire d’une ampleur considérable selon les sources locales.





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