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Quinze écoles françaises testent des solutions low-cost contre la canicule

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Un programme de recherche, baptisé Racine, expérimente des aménagements simples et reproductibles dans une quinzaine d’établissements scolaires pour faire face aux épisodes de forte chaleur.

Alors que Météo France annonce des températures élevées jusqu’à la fin de la semaine, le programme Racine, porté par l’association Actee, dresse un premier bilan de ses expérimentations. Lancé à l’été 2024, ce réseau de recherche regroupe quinze écoles pilotes réparties sur l’ensemble du territoire. L’objectif est d’évaluer l’efficacité de diverses solutions architecturales face à la chaleur. Selon les informations recueillies, la moitié de ces établissements a déjà réalisé les travaux prévus, tandis que l’autre moitié accuse un certain retard.

Chaque école a été équipée de capteurs mesurant la température, l’humidité et le taux de CO₂. L’été précédent, un record de 37 degrés Celsius avait été enregistré à l’intérieur de l’un de ces bâtiments. Dans le groupe scolaire du Collet de Gasq, situé à Saint-Vallier-de-Thiey dans les Alpes-Maritimes, les relevés avaient indiqué une surchauffe pendant 75 % du temps d’occupation. Pour y remédier, des solutions de rafraîchissement passif ont été privilégiées, sans recours à la climatisation. Depuis avril 2025, des stores bannes, des brise-soleil fixes, des films solaires sur les vitrages, des brasseurs d’air et des fenêtres à soufflet ont été installés pour un coût total légèrement supérieur à 20 000 euros.

Cette approche repose sur une logique de travaux à moindre coût, contrairement à une rénovation complète des bâtiments, souvent perçue comme un investissement trop lourd par les collectivités. Le programme Racine vise à proposer des aménagements reproductibles sur l’ensemble du territoire. Comme le souligne un doctorant spécialiste de l’adaptation des écoles aux vagues de chaleur, il est plus réaliste de commencer par ce type de travaux que d’attendre une rénovation globale. Pourtant, le besoin reste immense. L’année dernière, plus de 2 000 écoles avaient dû fermer leurs portes en raison de la canicule. Un rapport publié en septembre dernier indique qu’un tiers des établissements scolaires français ne sont pas adaptés aux événements climatiques extrêmes, tandis qu’un syndicat enseignant affirme qu’une école sur deux ne dispose d’aucune protection solaire extérieure.

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