Monde
Marco Rubio promet aux pays du Golfe d’être « complètement aligné » avec eux sur l’Iran
Le secrétaire d’État américain entame une tournée dans la région pour rassurer les monarchies pétrolières, alors que les négociations avec Téhéran…


Le secrétaire d’État américain entame une tournée dans la région pour rassurer les monarchies pétrolières, alors que les négociations avec Téhéran avancent et que le détroit d’Ormuz cristallise les tensions.
Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a atterri au Koweït mercredi pour une mission de clarification. Son message est simple : Washington ne prendra aucune décision concernant l’Iran sans consulter ses alliés du Golfe. Ces pays ont payé cher la guerre déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre Téhéran, avec des drones iraniens venus les frapper en représailles. Rubio veut les rassurer et les associer à chaque étape. Avant le Koweït, il est passé par Abou Dhabi pour promettre aux Émirats que leur sécurité restait une priorité américaine. Jeudi, il doit retrouver les six membres du Conseil de coopération du Golfe à Bahreïn. En parallèle, une réunion de réconciliation entre les pays du Golfe et l’Iran est prévue en Arabie saoudite, à une date encore inconnue.
Au cœur des discussions, le détroit d’Ormuz et ses enjeux colossaux. Le protocole signé le 17 juin entre Washington et Téhéran prévoit une réouverture de ce passage stratégique, bloqué depuis des mois et qui avait fait flamber le prix du pétrole. Mais l’Iran veut imposer des frais de service pour le traverser, ce que les États-Unis refusent catégoriquement. Donald Trump a tonné sur Truth Social : aucun péage, aucun frais d’assurance, rien de tout cela ne sera accepté. Marco Rubio renchérit : aucun pays autre que l’Iran ne soutient cette idée. De son côté, le Qatar tente une médiation avec Oman, l’Irak et l’Iran pour trouver une issue. Pendant ce temps, plus de 11 000 marins sont toujours bloqués dans la zone, et leur évacuation prendra encore « quelques semaines », selon l’Organisation maritime internationale. Le baril de Brent est redescendu sous les 75 dollars, un niveau plus vu depuis le début du conflit.
La question nucléaire et le Liban compliquent encore la donne. L’Agence internationale de l’énergie atomique assure que des inspections auront bien lieu en Iran, sans donner de date. Téhéran continue de nier vouloir la bombe mais réclame une filière civile complète. Au Liban, le Hezbollah a été inclus dans le protocole d’accord à la demande de l’Iran, et le négociateur iranien Ghalibaf juge la fin de la guerre dans ce pays aussi importante que celle chez lui. Marco Rubio affirme que le soutien iranien au Hezbollah sera abordé dans les futures discussions. Des négociations séparées entre Israël et le Liban ont repris à Washington, mais Israël refuse de se retirer du sud du pays et continue de frapper des cibles du Hezbollah, malgré le cessez-le-feu. À Tyr, les habitants tentent de déblayer les décombres. Dans son salon de coiffure à la vitrine soufflée, Hussein Hassan sourit : « Nous secouons la poussière et nous nous relevons comme le phénix. »
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