Monde
Trêve fragile au Liban entre Israël et le Hezbollah
Un nouveau cessez-le-feu a été conclu vendredi entre Israël et le Hezbollah, après des frappes meurtrières qui ont fait des dizaines de morts. Mais les…


Un nouveau cessez-le-feu a été conclu vendredi entre Israël et le Hezbollah, après des frappes meurtrières qui ont fait des dizaines de morts. Mais les menaces fusent déjà des deux côtés, et la méfiance reste totale.
Les violences n’ont jamais cessé depuis l’accord de lundi entre l’Iran et les États-Unis, qui prévoyait pourtant un arrêt des hostilités sur tous les fronts. Dans la seule nuit de jeudi à vendredi, les frappes israéliennes ont tué 47 personnes au Liban et blessé près d’une centaine d’autres. Côté israélien, l’armée a annoncé la mort de quatre soldats, dont un haut gradé. Un bilan lourd qui a poussé les médiateurs américains et qataris à intervenir pour négocier une trêve annoncée vendredi. Mais derrière cette annonce, la tension reste extrême.
Benjamin Netanyahu a promis de faire payer un très lourd prix au Hezbollah, tandis que son ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a menacé de faire brûler tout le Liban. En face, le Hezbollah dénonce des massacres de civils et jure que ses combattants défendront leur terre. L’Iran, par la voix de son chef de la diplomatie, accuse Israël de vouloir une guerre permanente. Malgré l’accord de cessez-le-feu, les habitants du sud du Liban fuient en masse, témoignant de bombardements qui n’épargnent aucune maison. À Saïda, des familles sont bloquées dans les embouteillages sous le bruit des avions militaires israéliens qui ne quittent jamais le ciel.
En Israël aussi, la population ne croit pas à une trêve durable. Un jeune homme de 20 ans résume le sentiment général en rappelant que les cessez-le-feu n’ont jamais tenu dans la région, face à tant d’ennemis. Pendant ce temps, les négociations entre Téhéran et Washington sur le nucléaire sont reportées sine die. La Suisse devait accueillir ces discussions vendredi, mais l’Iran assure qu’il n’y a aucune urgence. Le trafic dans le détroit d’Ormuz, stratégique pour le pétrole, reste perturbé par de nouvelles exigences iraniennes. Les prix du baril de Brent se stabilisent autour de 80 dollars, signe que les marchés redoutent une nouvelle escalade.
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24 juin 2026 at 16 h 03 min
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