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Maersk déjoue les pronostics et voit plus loin

Le transporteur danois a largement dépassé les attentes au printemps. Il revoit ses objectifs à la hausse pour la deuxième fois de l’année.

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Maersk déjoue les pronostics et voit plus loin

Le transporteur danois a largement dépassé les attentes au printemps. Il revoit ses objectifs à la hausse pour la deuxième fois de l’année.

Maersk a publié des résultats printaniers qui ont pris tout le monde de court. Entre avril et juin, le groupe a dégagé un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement de trois milliards de dollars, là où les analystes n’en attendaient que 2,12 milliards. Un an plus tôt, ce montant s’établissait à 2,30 milliards. Cette performance a convaincu le numéro deux mondial du transport de conteneurs de revoir ses prévisions annuelles encore une fois.

Cette embellie repose d’abord sur une demande soutenue, particulièrement en Asie. Maersk table désormais sur une progression d’environ 4% du marché mondial des conteneurs cette année. Le groupe profite aussi des fortes perturbations qui secouent le commerce international. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran compliquent le passage dans le détroit d’Ormuz, tandis que les attaques menées par les Houthis en mer Rouge continuent de chambouler les routes maritimes. Résultat, les taux de fret s’envolent et les armateurs encaissent.

Mais cette manne pourrait ne pas durer. Plusieurs analystes appellent à la prudence, en soulignant que la vigueur actuelle du marché n’est peut-être qu’un répit. Si le trafic en mer Rouge revenait à la normale, les tarifs chuteraient brutalement. Depuis le début de la décennie, la plupart des navires évitent le canal de Suez pour contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Des détours plus longs, des factures plus salées. Cependant, Maersk et son concurrent Hapag-Lloyd ont fait savoir ces derniers mois qu’ils comptaient rétablir progressivement certaines dessertes via Suez. De quoi préparer déjà la suite.

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