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L’Arctique perd son rapport de référence et la science américaine encaisse un nouveau coup dur

Une publication scientifique de premier plan sur l’Arctique vient d’être supprimée par l’administration Trump. Les chercheurs s’inquiètent et préparent…

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L’Arctique perd son rapport de référence et la science américaine encaisse un nouveau coup dur

Une publication scientifique de premier plan sur l’Arctique vient d’être supprimée par l’administration Trump. Les chercheurs s’inquiètent et préparent déjà une riposte.La NOAA, l’agence fédérale américaine chargée de l’océan et de l’atmosphère, a confirmé cette semaine qu’elle ne publierait pas le rapport annuel sur l’état de l’Arctique cette année. Une décision brutale, sans explication officielle, qui tombe comme un couperet sur une référence mondiale pour les scientifiques du climat. Ce document était pourtant publié chaque année depuis deux décennies, même sous la première administration Trump, jusqu’en décembre dernier.

Les chercheurs qui ont façonné ce rapport ne comptent pas se laisser faire. Twila Moon, l’une des principales autrices, explique travailler avec ses collègues pour trouver une solution de publication indépendante, sans le soutien du gouvernement fédéral. Sa colère est à la hauteur de l’enjeu, car l’Arctique est un observatoire essentiel du dérèglement climatique. Le dernier rapport publié en décembre montrait déjà que cette région venait de vivre son année la plus chaude jamais enregistrée. C’est dire si l’information comptait.

Cette suppression n’est pas un acte isolé. La semaine précédente, les Académies nationales des sciences américaines ont retiré de leur site un chapitre consacré au changement climatique dans un ouvrage destiné aux juges. Ce passage avait provoqué la colère du président Trump, qui l’avait jugé biaisé et trompeur. L’institution évoque une simple révision à venir, mais les scientifiques y voient une nouvelle tentative pour faire taire les données gênantes. Des chercheurs comme Michael Mann estiment que ces attaques répétées ne pourront pas cacher l’évidence des incendies et des canicules, mais ils redoutent que l’administration continue d’essayer.

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