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François Bayrou met en garde contre un duel extrême-extrême en 2027 et ravive la piste d’une primaire du

L’ancien chef du gouvernement juge qu’un second tour entre le RN et la France insoumise exposerait le pays à un danger majeur. Pour éviter ce scénario, il…

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François Bayrou met en garde contre un duel extrême-extrême en 2027 et ravive la piste d'une primaire du centre

L’ancien chef du gouvernement juge qu’un second tour entre le RN et la France insoumise exposerait le pays à un danger majeur. Pour éviter ce scénario, il remet sur la table l’idée d’un candidat unique porté par tout le bloc central.

François Bayrou ne baisse pas la garde. L’ancien Premier ministre et président du MoDem craint de plus en plus un scénario noir pour la présidentielle de 2027. Un face-à-face entre le Rassemblement national et La France insoumise au second tour serait selon lui un danger mortel pour la France. Il parle d’une confrontation entre les pires et pense que ce piège peut être évité.

Sa réponse tient en un mot, primaire. Pas une primaire comme les autres, mais une compétition ouverte à un large courant allant des sociaux-démocrates aux Républicains. L’idée, déjà avancée il y a quelques jours dans la presse, est de faire émerger un seul candidat pour cet espace central. Cet homme ou cette femme aurait pour mission de renouveler le pays et de faire cohabiter des électeurs aux sensibilités différentes. Bayrou y voit la seule issue pour empêcher le pays de se déchirer.

Mais l’appel ne fait pas l’unanimité. Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, a déjà fermé la porte. Une réaction qui fait bondir l’ancien maire de Pau. Selon lui, ceux qui refusent ce rassemblement pensent d’abord à leur avenir personnel plutôt qu’à l’intérêt général. Il va même plus loin en dénonçant les responsables qui préfèrent leur propre promotion au sort du pays.

Le leader centriste n’épargne pas non plus les deux blocs qu’il veut combattre. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon porteraient selon lui un projet de division, d’affrontement et de boucs émissaires. Les immigrés d’un côté, les riches de l’autre, résume-t-il en accusant les extrêmes de chercher des ennemis faciles. Lui-même candidat à trois reprises à la présidentielle, il ne désigne pas encore son champion. Il cite simplement quelques noms comme Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand ou Thierry Breton.

La bataille pour incarner ce camp central ne fait d’ailleurs que commencer. Édouard Philippe et Gabriel Attal se sont déjà déclarés. Sébastien Lecornu, l’actuel locataire de Matignon, est lui aussi régulièrement évoqué. Bayrou espère que cette dispersion laissera finalement place à une candidature unique. Il estime qu’il faut agir vite.

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