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Russell Westbrook raccroche les baskets à 37 ans

Le meneur le plus spectaculaire de sa génération a annoncé la fin de sa carrière dans une vidéo. Il laisse derrière lui dix-huit saisons de NBA et un…

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Russell Westbrook raccroche les baskets à 37 ans

Le meneur le plus spectaculaire de sa génération a annoncé la fin de sa carrière dans une vidéo. Il laisse derrière lui dix-huit saisons de NBA et un record historique de triple-doubles.

La nuit dernière, Russell Westbrook a mis fin au suspense. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux, le Californien a annoncé qu’il arrêtait tout. « Parfois, vous ne savez même pas quand vous avez déjà vu la fin de votre histoire. Il fallait être là. Et maintenant, c’est terminé », a-t-il glissé. Pourtant, les propositions ne manquaient pas. Sacramento et Washington lui faisaient les yeux doux, et des clubs européens espéraient l’attirer. Le natif de Long Beach a préféré dire stop, à sa manière, sans attendre de faire une saison de trop.

Ce choix clôt un long chapitre ouvert en 2008, quand Oklahoma City l’a drafté en quatrième position. Il y est resté près de dix ans, devenant l’âme de la franchise. En 2017, il décroche le titre de MVP de la saison régulière, une consécration individuelle immense. Mais le grand trophée, celui qui fait entrer dans la légende, lui a toujours échappé. Un vide dans un palmarès pourtant fourni, avec neuf sélections au All-Star Game et neuf nominations dans les équipes All-NBA. Le Thunder a été sacré après son départ, une ironie qui dit beaucoup de sa trajectoire.

Car Westbrook, c’était avant tout un spectacle permanent. Ses 209 triple-doubles en carrière constituent un record absolu, et sa saison 2016-2017 reste gravée dans les mémoires avec 42 triple-doubles en 81 matchs. Ses statistiques globales parlent pour lui. 1301 rencontres disputées, 20,9 points, 6,9 rebonds et 8 passes de moyenne. Il a aussi brillé sous le maillot de l’équipe nationale, avec un titre olympique en 2012 et un titre mondial en 2010. Son caractère clivant et son énergie débordante ont nourri les débats autant que les highlights.

Après OKC, le meneur a bourlingué à travers les États-Unis. Houston, Washington, Los Angeles avec les Lakers puis les Clippers, Denver et enfin Sacramento la saison dernière. Un tourbillon qui aurait pu s’arrêter plus tôt, mais il a tenu jusqu’au bout, fidèle à sa réputation de compétiteur acharné. À presque 38 ans, il a choisi de fermer la porte lui-même. La NBA perd l’un de ses personnages les plus hauts en couleur, un joueur qui ne laissait personne indifférent. Et c’est bien pour ça qu’on se souviendra de lui.

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