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L’ultime bataille des opposants à l’aide à mourir

Le texte sur la fin de vie est de retour à l’Assemblée pour un troisième examen. Les détracteurs déposent des centaines d’amendements pour tenter de…

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L'ultime bataille des opposants à l'aide à mourir

Le texte sur la fin de vie est de retour à l’Assemblée pour un troisième examen. Les détracteurs déposent des centaines d’amendements pour tenter de bloquer le processus.

Ce lundi, les députés ont entamé une troisième lecture de la proposition de loi sur l’aide à mourir. Ce texte, déjà voté deux fois par l’Assemblée, ouvre un droit à mourir dans la dignité pour certains malades en phase terminale. Les adversaires du projet ne lâchent rien. Ils ont déposé près de 1 800 amendements et tenté une motion de rejet, une première dans l’examen du texte. Mais cette motion a été repoussée par une nette majorité. Le gouvernement, de son côté, veut boucler le dossier. Il a annoncé que l’Assemblée aura le dernier mot le 15 juillet, après un nouveau passage au Sénat.

Le parcours du texte a été semé d’obstacles. L’Assemblée l’a adopté largement à deux reprises, mais le Sénat l’a rejeté deux fois. Cette chambre haute, dominée par la droite et le centre, devrait le rejeter une troisième fois à partir du 7 juillet. Pourtant, dans la navette parlementaire, c’est l’Assemblée qui décide en dernier ressort. Les opposants le savent. Pour eux, c’est l’ultime occasion de faire échouer ce qu’ils qualifient de rupture majeure. Certains rappellent que d’autres pays, comme l’Écosse, ont récemment dit non à une mesure similaire.

Dans l’hémicycle, les discussions tournent autour des mots et des détails concrets. Faut-il que la loi mentionne explicitement « suicide assisté » ou « euthanasie » ? La question revient sans cesse. Autre point sensible, l’administration de la substance létale. La commission des affaires sociales a introduit une contradiction sur le libre choix du patient, que la séance doit maintenant corriger. Les députés ont aussi supprimé le délit d’entrave, qui punissait de deux ans de prison toute tentative d’empêcher l’accès à l’aide à mourir. Le gouvernement espère que cette suppression tiendra. Le vote solennel est prévu le 30 juin.

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