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Andy Burnham prêt à reprendre les rênes du Royaume-Uni

Il a été maire de Manchester et pourrait devenir Premier ministre dans les semaines à venir. Cet homme de 56 ans veut incarner le renouveau du Parti…

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Andy Burnham prêt à reprendre les rênes du Royaume-Uni

Il a été maire de Manchester et pourrait devenir Premier ministre dans les semaines à venir. Cet homme de 56 ans veut incarner le renouveau du Parti travailliste après des années de déception.

Andy Burnham vient de remporter haut la main une élection législative partielle dans son fief du nord de l’Angleterre. Arrivé lundi à Westminster avec le sourire, il a franchi une étape décisive pour briguer la direction du Labour et le 10 Downing Street. Pour lui, c’est clair « c’est la dernière chance pour changer » le parti. Devant ses soutiens réunis sur un terrain de football, il a promis de « tracer une nouvelle voie » pour le pays et d’apporter « l’équité pour les régions » longtemps délaissées par Londres. Contrairement à l’actuel Premier ministre Keir Starmer, avocat de formation, Burnham est un pur produit de la politique et un communicateur plus à l’aise.

Ce politicien de carrière doit sa popularité à son expérience de maire du Grand Manchester, une agglomération de 2,8 millions d’habitants qu’il dirige depuis 2017. Il a été réélu deux fois. Sa grande fierté c’est d’avoir repris le contrôle des bus pour les intégrer dans un réseau public avec trams et trains, à des prix abordables. Pendant la pandémie de Covid-19, il s’est battu pour obtenir plus de fonds pour les entreprises et les employés de sa région. Cela lui a valu le surnom de « roi du Nord ». Même s’il est la personnalité politique la plus populaire du pays, sa cote de popularité ne dépasse pas 35% d’opinions positives. Il n’a pas hésité à s’opposer ouvertement à Keir Starmer notamment quand ce dernier a réduit les aides sociales pour les handicapés.

Fils d’un technicien des télécommunications et d’une réceptionniste médicale, Andy Burnham est né en 1970 et a grandi entre Liverpool et Manchester. Il a rejoint le Labour à 14 ans, marqué par la grève des mineurs de 1984-85 écrasée par Margaret Thatcher. Après des études de littérature anglaise à Cambridge, il a profité de la scène musicale et culturelle bouillonnante du « Madchester » des années 1990. Élu député en 2001, il a occupé plusieurs postes ministériels sous Tony Blair et Gordon Brown : Intérieur, Trésor, Culture, puis Santé. Aujourd’hui, son programme reste flou. Il parle de « réindustrialisation » et de lutte contre le coût de la vie. En janvier, il dénonçait « les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : dérégulation, privatisation, austérité et Brexit ». Mais face aux marchés, il promet de respecter les objectifs budgétaires du gouvernement actuel. Un politologue le situe au « centre-gauche », pas beaucoup plus à gauche que Starmer, et estime qu’il aura peu de marge de manœuvre sur les finances publiques. Marié depuis 2000 à une femme d’affaires néerlandaise, père de trois enfants, il arbore un tatouage d’abeille ouvrière sur le bras, symbole de Manchester devenu célèbre après l’attentat de 2017.

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