Politique
Andy Burnham se rapproche du pouvoir après l’abandon de Starmer
Keir Starmer jette l’éponge après deux ans à Downing Street. Son rival Andy Burnham, tout juste élu député, est désormais le favori pour lui succéder.


Keir Starmer jette l’éponge après deux ans à Downing Street. Son rival Andy Burnham, tout juste élu député, est désormais le favori pour lui succéder.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission lundi, la voix serrée par l’émotion. Devant le 10 Downing Street, il a justifié sa décision par un seul mot d’ordre : placer le pays avant tout. Mais en coulisses, la pression était devenue trop forte. Depuis plusieurs mois, son leadership était contesté par une partie de son propre parti. L’élection jeudi dernier d’Andy Burnham comme député de Makerfield a scellé son sort. Cet ancien maire du Grand Manchester, populaire et charismatique, a fait son entrée à Westminster lundi, tout sourire. Il a prêté serment dans l’après-midi, une étape indispensable pour briguer la tête du gouvernement.
Andy Burnham a déjà reçu un soutien de poids. Wes Streeting, l’autre candidat déclaré à la succession de Starmer, a annoncé qu’il se rangeait derrière lui. Le comité exécutif du Parti travailliste devrait ouvrir les candidatures le 9 juillet. Mais sans véritable concurrent, le processus pourrait s’achever dès le 16 juillet. Les experts voient déjà Burnham prendre ses fonctions vers le 17 ou 18 juillet. S’il y parvient, le Royaume-Uni connaîtrait son septième Premier ministre en dix ans. Une instabilité qui frappe les esprits, même si le parti conserve une large majorité au Parlement.
Nigel Farage, le chef du parti anti-immigration Reform UK, a immédiatement réclamé de nouvelles élections législatives. Mais rien n’y oblige le Labour avant 2029. Pour de nombreux Britanniques, Andy Burnham incarne un espoir de renouveau. Surnommé le “roi du Nord”, il a construit sa réputation sur une image proche des gens et un discours socialiste mais favorable aux entreprises. Pourtant, son programme reste encore flou sur de nombreux points. Starmer, lui, a défendu son bilan économique et son soutien à l’Ukraine, sans reconnaître d’erreur. Mais ses faux pas, comme la nomination controversée de Peter Mandelson à Washington, ont nourri les critiques. Plus de cent députés travaillistes réclamaient son départ. L’avenir du pays est désormais entre les mains de Burnham.
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