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L’IA s’invite au G7 avant un dîner Trump-Macron sous les ors de Versailles

Le sommet d’Évian se conclut sur des discussions tendues autour de l’intelligence artificielle et des taxes numériques. Donald Trump accepte de prolonger…

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L'IA s'invite au G7 avant un dîner Trump-Macron sous les ors de Versailles

Le sommet d’Évian se conclut sur des discussions tendues autour de l’intelligence artificielle et des taxes numériques. Donald Trump accepte de prolonger son séjour en France par un dîner à Versailles, un geste politique fort.

Mercredi à Évian, les dirigeants du G7 ont planché sur la sécurisation de l’intelligence artificielle. Les patrons d’OpenAI, d’Anthropic et de Mistral AI étaient conviés à un déjeuner de travail. Les sept puissances se sont mises d’accord sur un point précis. Elles veulent protéger les plus jeunes sur les réseaux sociaux et envisagent une interdiction pour les moins de 15 ou 16 ans. Le Royaume-Uni a déjà annoncé une mesure similaire. La France compte légiférer dans le même sens.

Mais les divergences restent profondes sur la fiscalité du numérique. Donald Trump a menacé d’imposer 100% de droits de douane sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe frappant les géants de la tech comme Apple ou Google. Le Canada a déjà dû céder sur ce dossier l’an dernier pour sauver ses négociations commerciales avec Washington. Ce sujet sensible met en lumière la bataille entre souveraineté nationale et intérêts américains.

Un autre dossier a créé un électrochoc en France. L’administration Trump a ordonné à la start-up Anthropic de restreindre l’accès à ses modèles d’IA les plus puissants aux ressortissants étrangers, invoquant la sécurité nationale. D’anciens Premiers ministres ont alerté sur la dépendance technologique du pays. La DGSI, le renseignement intérieur français, a décidé de rompre son contrat avec Palantir, une entreprise proche de Trump, pour la remplacer par une société française.

Au-delà des dossiers techniques, ce sommet a aussi une portée symbolique. Donald Trump a accepté de rester jusqu’à la fin du G7, contrairement au précédent sommet sous présidence canadienne. Emmanuel Macron l’a invité à dîner au château de Versailles pour célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine. Un geste qui montre la volonté de ménager les relations avec Washington, malgré les tensions commerciales et technologiques.

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