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Les prières en groupe font du bien au moral… et au corps

Selon une étude, les rituels religieux libèrent dans le cerveau des substances qui renforcent les liens entre les fidèles et augmentent leur tolérance à…

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Les prières en groupe font du bien au moral… et au corps

Selon une étude, les rituels religieux libèrent dans le cerveau des substances qui renforcent les liens entre les fidèles et augmentent leur tolérance à la douleur. Aller à la messe ou à un culte aurait donc un effet physique, pas seulement spirituel.

Des chercheurs britanniques et brésiliens ont observé ce phénomène chez des centaines de croyants. Valerie van Mulukom, psychologue à l’Université Oxford Brookes, explique que certains opioïdes naturels, comme la bêta-endorphine, sont produits par le corps lors de comportements collectifs. Ces substances chimiques créent une sensation de bien-être et renforcent la cohésion sociale. Chez nos cousins les singes, le toilettage en tête-à-tête joue ce rôle. Mais dans les grandes sociétés humaines, il fallait autre chose pour souder des milliers de personnes.

C’est là que les rituels religieux entrent en jeu. L’équipe a mené 24 enquêtes de terrain au Royaume-Uni et au Brésil, auprès de chrétiens de différentes confessions et de fidèles du culte afro-brésilien Umbanda. Avant et après chaque service, les participants répondaient à un questionnaire sur leur sentiment d’appartenance au groupe. Pour mesurer la production d’opioïdes, les chercheurs ont utilisé un brassard de pression gonflé lentement sur le bras, jusqu’à ce que la personne signale un inconfort important. Résultat après le rituel le seuil de douleur était plus élevé, tout comme le sentiment de lien social. Les émotions négatives baissaient, les positives montaient légèrement.

Cette augmentation de la tolérance à la douleur est un indicateur fiable, car ces opioïdes sont de puissants analgésiques. L’étude montre que bouger ensemble, chanter, prier en chœur déclenche leur libération à grande échelle. Mais il ne s’agit pas seulement de synchronisation. Valerie van Mulukom souligne que plus les fidèles se sentaient connectés à Dieu, plus ils se rapprochaient des autres participants. La croyance partagée renforce l’identité commune. Aller à une manifestation pour ses convictions peut produire un effet similaire, dit-elle, peut-être même plus fort que lors d’un simple concert où l’on chante ensemble sans partager de valeurs profondes.

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