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Un navire attaqué, l’évacuation de 11 000 marins stoppée net

L’Organisation maritime internationale a suspendu le plan qui devait faire sortir 11 000 marins bloqués dans le Golfe. En cause, une attaque contre un…

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Un navire attaqué, l'évacuation de 11 000 marins stoppée net

L’Organisation maritime internationale a suspendu le plan qui devait faire sortir 11 000 marins bloqués dans le Golfe. En cause, une attaque contre un navire qui a osé traverser le détroit d’Ormuz sans l’aval de Téhéran.

Le détroit d’Ormuz est l’un des passages les plus stratégiques de la planète. 20% du commerce mondial d’hydrocarbures y transitait avant la guerre. Mais depuis que l’Iran a imposé ses propres règles, la liberté de navigation est devenue un champ de mines diplomatique et militaire. Jeudi, un navire a tenté de passer en dehors du cadre défini par Téhéran. Il a été visé par un projectile d’origine encore floue, mais les médias américains pointent directement les forces armées iraniennes. Résultat, l’Organisation maritime internationale a gelé le plan d’évacuation des 11 000 marins coincés dans la zone. L’autorité maritime iranienne a prévenu tout passage hors de ses conditions ne bénéficierait d’aucune garantie de sécurité ni d’assurance.

Dans ce climat explosif, le secrétaire d’État américain Marco Rubio est en tournée dans les pays du Golfe pour tenter de calmer les alliés des États-Unis. À Bahreïn, il a prévenu Washington ne signerait pas un accord à n’importe quel prix avec l’Iran, alors que des pourparlers viennent de débuter en Suisse. Le point qui fâche est la volonté iranienne d’imposer des droits de passage sur le détroit d’Ormuz. Rubio a comparé cette idée à une épidémie si on acceptait qu’un pays fasse payer l’utilisation d’une voie navigable internationale sous prétexte qu’elle longe ses eaux territoriales, cela se propagerait partout dans le monde. De l’autre côté, Oman a proposé un corridor maritime temporaire en coordination avec l’ONU, une initiative rapidement menacée par les Gardiens de la Révolution qui promettent des mesures appropriées contre toute tentative de traversée non autorisée.

Mais le dossier ne se limite pas à la navigation. Les pays du Golfe veulent que les négociations irano-américaines abordent aussi le programme balistique de Téhéran et son soutien à des groupes armés régionaux. Pour l’instant, ces sujets ne figurent pas dans le protocole d’accord signé le 17 juin. Aux États-Unis, les critiques sur les concessions accordées à l’Iran se multiplient, et la Maison Blanche a demandé au Congrès une rallonge de près de 88 milliards de dollars pour reconstituer les stocks de munitions. Pendant ce temps, le pétrole a rebondi après l’attaque, signe que le marché redoute une escalade. Et au Liban, le Hezbollah accuse Israël de violer le cessez-le-feu après une frappe de drone qui a fait trois morts. Les pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine se poursuivent à Washington, preuve que la poudrière régionale est loin de s’éteindre.

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