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Un pan de falaise engloutit un couple à Biarritz, les secours renoncent à retrouver le disparu

Un homme de 34 ans reste introuvable après l’effondrement d’un pan de falaise de 2000 mètres cubes face à la plage Miramar. Sa compagne de 33 ans a été…

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Un pan de falaise engloutit un couple à Biarritz, les secours renoncent à retrouver le disparu

Un homme de 34 ans reste introuvable après l’effondrement d’un pan de falaise de 2000 mètres cubes face à la plage Miramar. Sa compagne de 33 ans a été retrouvée morte mercredi soir, et les pompiers ont annoncé jeudi l’arrêt de leurs recherches.

Mercredi 25 juin, vers 20 heures, le décor idyllique de la côte basque a basculé dans le drame. Un énorme bloc rocheux s’est soudainement effondré dans la mer, juste sous le phare de Biarritz. À cet instant, un couple de Biarrots pratiquait la pêche sous-marine au pied de la falaise. La femme, âgée de 33 ans, n’a pas survécu. Son compagnon, 34 ans, est porté disparu. Un troisième homme, qui se trouvait avec eux, a été retrouvé indemne mais en état de choc. Les secours ont été immédiatement déployés, mais dès mercredi soir, ils ont dû interrompre les recherches à cause de l’obscurité, de l’instabilité de la falaise et d’une mauvaise visibilité sous l’eau.

Jeudi matin, douze plongeurs supplémentaires sont arrivés avec un drone et un jet-ski. Un drone subaquatique a même exploré des cavités inaccessibles aux hommes. Mais en vain. Le capitaine des pompiers des Pyrénées-Atlantiques, Bernard Leugé, a expliqué avoir fait le tour de ce qu’ils pouvaient faire sans retrouver le corps. En plus, une alerte au vent et à la grêle menaçait en fin d’après-midi. La décision a donc été prise d’arrêter les opérations du côté des pompiers. Les recherches sont désormais confiées à la mairie de Biarritz. Par sécurité, les plongeurs ont dû se tenir à 100 mètres de la falaise, car des craquements et des fissures sont apparus sur un autre bloc de près de 1000 mètres cubes, prêt à s’effondrer à son tour.

Des témoins racontent une scène sidérante. Vincent Pariset, un père de famille qui faisait du paddle avec sa fille, a entendu un bruit sourd, puissant, comme un coup de tonnerre. Il s’est retourné et a vu la roche tomber dans l’eau, soulevant une énorme gerbe. Marie Burkel, une designer de 32 ans venue se baigner, confie qu’elle venait souvent admirer le coucher de soleil à cet endroit précis, sans jamais imaginer que la falaise pouvait s’effondrer. Le maire de Biarritz, Serge Blanco, a parlé de fatalité et de traumatisme. Il a rappelé qu’un panneau “Zone dangereuse” était pourtant accroché à l’entrée de la plage Bernain, mais que beaucoup l’ignoraient. Désormais, un arrêté interdit l’accès, la baignade et la navigation dans un rayon de 300 mètres autour du pied de la falaise.

Ce n’est pas un incident isolé. L’érosion grignote tout le littoral atlantique, de la Charente-Maritime au Pays basque. Des éboulements similaires s’étaient déjà produits à Biarritz en avril 2008 et en juin 2018. Plus au nord, à Biscarrosse, la promenade qui surplombe les dunes a aussi subi un fort effondrement cet hiver. Sans action, des milliers de logements et commerces pourraient être menacés d’ici 2050. Pour l’instant, sur la plage de Miramar, c’est le silence et l’attente. La mer a englouti un homme, et les chances de le retrouver s’amenuisent.

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