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Le procès de Cédric Jubillar renvoyé à 2027 après ses aveux tardifs

Cinq ans après la disparition de Delphine Aussaguel, son mari a reconnu être responsable de sa mort. Résultat, le procès en appel est reporté pour laisser…

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Le procès de Cédric Jubillar renvoyé à 2027 après ses aveux tardifs

Cinq ans après la disparition de Delphine Aussaguel, son mari a reconnu être responsable de sa mort. Résultat, le procès en appel est reporté pour laisser le temps aux enquêteurs d’éclaircir ce nouveau récit.

Jusqu’ici, Cédric Jubillar n’avait jamais craqué. Pendant plus de cinq ans, il a nié en bloc toute implication dans la disparition de son épouse, cette infirmière de 33 ans qui s’est volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Malgré l’absence de corps et de preuves matérielles, la justice l’avait condamné en première instance à 30 ans de réclusion pour meurtre par conjoint. Mais en juillet, le peintre-plaquiste de 38 ans a brusquement changé de version. D’abord dans une lettre, puis face aux enquêteurs, il a reconnu être à l’origine de la mort de Delphine. Un retournement de situation qui a bouleversé le dossier et contraint la cour d’assises de Haute-Garonne à repousser le procès prévu en septembre.

Mardi, la présidente de la cour a donc ordonné le renvoi de l’audience, après une réunion avec toutes les parties. Objectif, permettre à l’enquête de suivre son cours, avec de nouvelles investigations et des expertises de personnalité tenant compte des aveux de l’accusé. « Il a conscience d’avoir commis un acte abominable », a expliqué l’un de ses avocats. Ce report, qui fait consensus parmi les avocats des parties civiles, devrait offrir un peu de temps pour apaiser les tensions et surtout obtenir des réponses. Le nouveau procès ne se tiendra pas avant le premier semestre 2027, selon la cour d’appel de Toulouse. En attendant, Cédric Jubillar reste incarcéré à l’isolement à la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse, et sa détention provisoire, qui arrive à échéance en octobre 2026, pourra être prolongée.

Les aveux de Jubillar ont permis de faire une avancée cruciale. Il a indiqué aux enquêteurs avoir caché le corps de sa femme en bordure d’un champ, à une dizaine de kilomètres de leur domicile. Des fouilles ont effectivement permis de retrouver des ossements, identifiés comme ceux de Delphine. Une découverte douloureuse pour ses proches. « Retrouver seulement certains ossements et se dire qu’on ne retrouvera peut-être jamais l’entièreté du corps, c’est extrêmement difficile », a confié l’avocate d’une amie de la victime. Par ailleurs, Cédric Jubillar s’est vu retirer en décembre l’autorité parentale sur ses deux enfants, âgés de 11 et 6 ans, désormais confiés à leur tante maternelle. Le procès à venir devra déterminer s’il est bien coupable de meurtre par conjoint, comme en première instance, et éclaircir les zones d’ombre qui persistent sur cette affaire.

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