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Var le pire est passé mais les pompiers ne baissent pas la garde

L’incendie qui a dévasté 200 hectares dans le Var n’est pas encore maîtrisé. Les secours restent sur leurs gardes face aux vents changeants et à la…

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Var le pire est passé mais les pompiers ne baissent pas la garde

L’incendie qui a dévasté 200 hectares dans le Var n’est pas encore maîtrisé. Les secours restent sur leurs gardes face aux vents changeants et à la canicule.

Dimanche après-midi, un feu de forêt s’est déclaré à Taradeau, au nord-ouest du golfe de Saint-Tropez. Il s’est propagé à une vitesse impressionnante, gagnant la commune voisine des Arcs-sur-Argens en quelques heures. Lundi à midi, le patron des sapeurs-pompiers du Var, Eric Grohin, était prudent. Le pire était très probablement passé, mais il refusait de crier victoire. Les vents restaient instables, alternant entre brise de mer et vent d’ouest. Les températures, les plus hautes de France dimanche, pouvaient encore dépasser les 40°C lundi. De quoi maintenir une menace réelle.

Le bilan est lourd. Quatre maisons ont été détruites, quinze véhicules calcinés, et une dizaine d’habitations ont subi des dégâts. Au total, 150 personnes ont dû être évacuées. Elles ont trouvé refuge dans les salles des fêtes et une école. Vers 22 heures, les habitants de Taradeau ont pu rentrer chez eux, ainsi que ceux de certains quartiers des Arcs. Mais les sapeurs-pompiers restent mobilisés. Aux heures les plus chaudes, 365 pompiers étaient sur le front. Des avions Dash continuaient leurs largages lundi matin. Le maire des Arcs a décrit une véritable boule de feu qui a déferlé sur la ville, obligeant même les pompiers à se mettre en sécurité un instant.

Les conditions météo sont extrêmes. Le Var est en vigilance orange canicule, et le risque d’incendie est jugé très élevé. Quatre massifs forestiers sont fermés : Sainte-Baume, les Maures, le Centre-Var et le Haut-Var. Mardi, vingt-huit départements seront placés en risque élevé, et quatre du Sud-Est en risque très élevé, dont le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Gard. Eric Grohin a aussi pointé un problème spécifique : les cyprès plantés trop près des maisons. Ces arbres brûlent facilement et peuvent enflammer les toits. Même si le débroussaillement était jugé correct dans la zone, ces végétaux restent un piège. L’incendie a parcouru 200 hectares en un après-midi. Une course contre la montre pour éviter qu’il ne reparte.

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