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Le maire d’Alès exfiltré après des menaces de la mafia marseillaise

Des balles de 9mm, des tags menaçants et une alerte à la voiture piégée ont forcé l’évacuation en urgence de Christophe Rivenq. L’élu, sous protection…

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Le maire d'Alès exfiltré après des menaces de la mafia marseillaise

Des balles de 9mm, des tags menaçants et une alerte à la voiture piégée ont forcé l’évacuation en urgence de Christophe Rivenq. L’élu, sous protection renforcée, est la cible du groupe criminel DZ Mafia qui étend son emprise sur la sous-préfecture du Gard.

Jeudi dernier, une enveloppe contenant deux balles de 9mm a atterri chez Christophe Rivenq, maire LR d’Alès. En plus de ces projectiles, des inscriptions taguées sur la clôture de sa maison étaient signées « DZ NG » pour « DZ Mafia nouvelle génération » et « CVN » pour « Cévennes ». Le message était clair. L’édile de 60 ans, pourtant habitué aux tensions liées à son combat contre le trafic de stupéfiants, a immédiatement été placé sous protection policière.

Mais l’affaire a pris une tout autre tournure lundi soir. Une « menace d’action violente » a déclenché l’intervention du RAID, l’unité d’élite. Christophe Rivenq a été exfiltré de chez lui en pleine nuit. Selon des sources proches du dossier, les forces de l’ordre suspectaient la présence d’une voiture piégée, même si l’information n’a pas été confirmée. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a parlé d’un « acte d’intimidation » d’une gravité rare. Le parquet national anti-criminalité organisée s’est saisi de l’enquête. Le maire, lui, assure ne pas céder. « Je reste vigilant et à la tâche », a-t-il répondu, affirmant que les actions menées contre la DZ Mafia portaient leurs fruits.

Cette escalade de violence n’est pas un coup d’éclat isolé. Depuis l’été 2025, le puissant groupe criminel marseillais tente de prendre le contrôle du narcotrafic à Alès, une ville de 46 000 habitants. Les règlements de comptes se multiplient. Début juin, un jeune de 18 ans a été tué dans le quartier des Prés-Saint-Jean, près du centre-ville. Plus tôt dans l’année, un homme de 54 ans a perdu la vie au même endroit, et quatre jeunes venus de Seine-Saint-Denis ont essuyé des tirs d’arme automatique. « La vague de violence et la guerre de territoire pour le contrôle du trafic, ça fait plus d’un an qu’on les ressent », témoigne un avocat local. Les habitants sont sous le choc. « On dirait qu’il n’y a plus de limites », confie l’un d’eux, anonymement. Pour l’ancien maire Max Roustan, la situation est claire : « Quand les dealers ont épuisé Aix, puis Avignon, ils s’attaquent à Nîmes puis Alès. La justice et la police n’ont pas assez de moyens. » Les soutiens politiques fusent de tous bords, de Marine Le Pen à David Lisnard, tous dénoncent une « mafia omniprésente » et des élus en première ligne. En attendant, la sécurité autour des bâtiments communaux a été renforcée, et le maire bénéficie désormais d’une « protection à très haut niveau ».

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