Monde
Le parrain du gang Tren de Aragua abattu lors d’une opération conjointe USA-Venezuela
Le président américain Donald Trump a annoncé la mort du chef du gang vénézuélien Tren de Aragua, tué par une frappe militaire américaine. Une opération…


Le président américain Donald Trump a annoncé la mort du chef du gang vénézuélien Tren de Aragua, tué par une frappe militaire américaine. Une opération menée en coordination avec le Venezuela, qui marque un nouveau chapitre dans le rapprochement entre les deux pays.
L’homme s’appelait Hector Rusthenford Guerrero Flores. Surnommé Niño Guerrero, « l’enfant guerrier », il était âgé de 42 ans et dirigeait l’une des organisations criminelles les plus redoutées d’Amérique latine. Vendredi soir, Donald Trump a confirmé que l’armée américaine l’avait éliminé lors d’une frappe rapide et létale, menée par le Commandement sud des États-Unis. Le président a précisé que l’opération avait été conduite en étroite collaboration avec le Venezuela, désormais dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodriguez depuis la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis en janvier. Niño Guerrero avait été inculpé à New York en 2025, avec 69 autres membres présumés du gang, pour avoir orchestré des actes de terrorisme et de violence sur le sol américain. Une récompense de cinq millions de dollars était offerte pour sa capture.
Le Tren de Aragua n’a pas toujours été une organisation transnationale. Il est né en 2014 dans l’État d’Aragua, à l’ouest de Caracas. Mais c’est derrière les barreaux que le gang a pris son essor. Sous la direction de Niño Guerrero, la prison de Tocorón est devenue un véritable empire criminel. Selon des rapports du centre d’analyse Insight Crime, le gouvernement vénézuélien avait l’habitude de confier le contrôle de certaines prisons à des chefs de gang. Résultat, Niño Guerrero a transformé Tocorón en une enclave où tout était possible. Il y avait un zoo, une piscine, une aire de jeux, un restaurant et même une discothèque à l’intérieur de la prison. Cette liberté et les revenus criminels ont permis au gang de s’étendre à huit pays d’Amérique du Sud. Traite d’êtres humains, assassinats, enlèvements, trafic de drogue, extorsion, mines illégales, le Tren de Aragua est accusé de tous les trafics. En septembre 2023, le gouvernement Maduro avait affirmé avoir démantelé le gang après avoir repris la prison de Tocorón. Mais la réalité était autre.
Cette opération conjointe illustre un changement radical de ton entre Washington et Caracas. Depuis la capture de Nicolas Maduro, les deux pays ont renoué leurs relations diplomatiques en mars dernier, après six ans de rupture. Les États-Unis rouvrent progressivement leur ambassade à Caracas. En parallèle, Donald Trump assouplit les sanctions contre le Venezuela, qui a adopté de nouvelles lois pour ouvrir ses secteurs pétrolier et minier aux investissements privés. Le pays possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Donald Trump a lancé un avertissement clair : « Les terroristes du Tren de Aragua n’ont plus de refuge au Venezuela ni ailleurs. » Une vidéo de dix secondes montre une vue aérienne d’un bâtiment au toit vert, avant qu’une explosion ne soulève un nuage de fumée. Le message est passé.
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