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Le conflit au Moyen-Orient alourdit la facture pour le budget français

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Le ministre des Comptes publics a estimé que le coût de la guerre pour les finances de l’État dépassera les 6 milliards d’euros, tandis que l’exécutif mise sur des aides ciblées pour éviter une hausse de la fiscalité.

Alors que les hostilités se prolongent au Moyen-Orient, l’impact sur les finances publiques françaises s’annonce plus lourd que prévu. Intervenant vendredi sur TF1, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a indiqué que les dépenses liées au conflit seront « très certainement supérieures à 6 milliards d’euros », en raison de la persistance des tensions dans le détroit d’Ormuz. Cette estimation intervient alors que le rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale avait évoqué une fourchette comprise entre 8 et 10 milliards d’euros. Le ministre a toutefois souligné que l’existence d’un budget permettait de faire face à cette situation, contrairement à ce qui se passerait en cas de loi spéciale.

Le gouvernement a récemment dévoilé de nouvelles mesures pour atténuer la flambée des prix provoquée par le conflit, pour un montant de 710 millions d’euros, portant le total des aides à 1,2 milliard d’euros. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a présenté des dispositifs ciblés destinés aux secteurs les plus touchés, notamment les pêcheurs, les agriculteurs, les professionnels du bâtiment et les grands rouleurs. David Amiel a justifié cette approche sélective par la nécessité de financer ces dépenses, précisant que des aides non financées conduiraient inévitablement à une augmentation des impôts.

Interrogé sur les modalités de financement, le ministre a indiqué que l’État procéderait à un redéploiement des crédits budgétaires, sans donner davantage de détails. Il a réaffirmé qu’aucune hausse de la fiscalité n’était envisagée. « Nous sommes dans une situation de guerre dans le détroit d’Ormuz, tout le monde doit s’y préparer », a-t-il conclu, appelant à une mobilisation générale face à la persistance de la crise.

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