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Le candidat péruvien de gauche tend la main à Trump pour rassurer avant le second tour

À deux jours d’une élection présidentielle très serrée, Roberto Sanchez change de ton et promet des relations “respectueuses” avec Washington, tout en…

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Le candidat péruvien de gauche tend la main à Trump pour rassurer avant le second tour

À deux jours d’une élection présidentielle très serrée, Roberto Sanchez change de ton et promet des relations “respectueuses” avec Washington, tout en défendant ses partenariats avec la Chine.

Roberto Sanchez n’attend pas d’être élu pour faire un geste vers les États-Unis. Alors que les sondages le placent au coude-à-coude avec sa rivale conservatrice Keiko Fujimori, le candidat de gauche péruvien a choisi d’adopter un discours modéré sur Donald Trump. Lors d’un entretien, il a insisté sur l’importance de maintenir des liens “historiques” avec Washington, malgré les tensions récentes. “Le bon voisinage et des relations respectueuses doivent toujours être une priorité”, a-t-il déclaré, cherchant visiblement à apaiser les électeurs indécis et les marchés. Une manière de montrer qu’il ne veut pas rompre avec le partenaire commercial majeur du Pérou, alors que la Chine est devenue le premier partenaire du pays.

Sanchez a aussi pris soin de rassurer sur sa politique économique. Il promet de respecter l’indépendance de la banque centrale et de maintenir les règles macroéconomiques en place. Un signal fort pour les investisseurs, qui craignaient un virage radical. Il a même ouvert la porte aux entreprises américaines en évoquant le projet de terminal portuaire de Corio, dans le sud du pays, qui pourrait attirer des capitaux étatsuniens. En parallèle, il défend fermement le port de Chancay, développé avec des fonds chinois, qui a déjà contribué à 1,5% du PIB péruvien en un an. Son argument est simple l’origine des investissements importe moins que leurs retombées pour le pays. “Un but reste un but”, a-t-il lancé, comparant la concurrence économique à un match sportif.

À deux jours du vote, la campagne reste marquée par une forte insécurité et une criminalité qui inquiète les électeurs. Sanchez, qui se présente comme le défenseur des pauvres et des zones rurales, tente de se démarquer de l’héritage autoritaire de la famille Fujimori. Mais en multipliant les appels au consensus et à la stabilité, il cherche avant tout à convaincre les hésitants. Son rival n’a pas encore reçu de soutien explicite de Donald Trump, contrairement à d’autres élections latino-américaines. Reste à voir si cette main tendue vers Washington suffira à faire basculer un scrutin qui s’annonce incertain.

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