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Quand les républicains osent défier Trump

Pour la première fois depuis son retour à la Maison Blanche, des élus de son propre camp lui disent non. Un vote contre la guerre en Iran, un projet de…

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Quand les républicains osent défier Trump

Pour la première fois depuis son retour à la Maison Blanche, des élus de son propre camp lui disent non. Un vote contre la guerre en Iran, un projet de fonds polémique enterré et des sondages en chute libre font trembler le parti avant les législatives.

Donald Trump a construit sa carrière politique sur une loyauté sans faille de son parti. Les élus républicains plient, obéissent, votent. Mais cette mécanique bien huilée commence à montrer des signes d’usure. À quelques mois des élections de mi-mandat, la nervosité monte dans les rangs conservateurs. Et pour la première fois, plusieurs voix s’élèvent pour contester les priorités du président.

Le signal le plus fort est venu de la Chambre des représentants. Jeudi, une résolution visant à retirer les troupes américaines du conflit iranien a été adoptée. Quatre députés républicains ont voté avec les démocrates. Sur les réseaux sociaux, Trump a qualifié l’initiative d’« antipatriotique ». Mais le coup est porté. Ce n’est pas un incident isolé. Depuis plusieurs semaines, les projets chers à l’administration Trump passent mal. Un fonds de 1,8 milliard de dollars, présenté comme une compensation pour les victimes d’une justice partisane, a déclenché une telle polémique que l’administration a dû annoncer y renoncer. Même son de cloche pour la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche, un projet à un milliard abandonné avant d’être soumis au vote. Et la nomination de son ex-avocat personnel Todd Blanche au poste de ministre de la Justice fait grincer des dents chez les républicains modérés.

Les inquiétudes économiques pèsent aussi. La guerre en Iran accélère l’inflation, un sujet sensible pour les électeurs. Les républicains peinent à défendre les priorités de Trump quand leurs concitoyens regardent leurs factures grimper. Les sondages ne font qu’aggraver la peur. Le taux d’approbation du président est au plus bas, et des études internes montrent qu’il devient un boulet pour les candidats conservateurs. Le politologue Larry Sabato résume la situation avec lucidité. Les élus regardent leurs propres chiffres et comprennent que Trump pourrait leur coûter leur siège.

Pourtant, l’emprise de Trump sur le parti reste solide. Le Sénat a approuvé vendredi un budget de près de 70 milliards pour la lutte contre l’immigration, malgré les critiques sur les méthodes des forces de l’ordre. Et lors des primaires, le président a soutenu avec succès des candidats fidèles au programme Maga face à des dissidents. Mais cette stratégie a un revers. En écrasant toute opposition interne, Trump a humilié plusieurs élus. Certains, poussés vers la retraite ou battus en primaire, ne lui doivent plus rien. Et dans un Congrès où la majorité républicaine est serrée, chaque défection compte.

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