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Quentin Halys touche enfin le Graal sur le circuit ATP

Le Français de 29 ans a décroché son tout premier tournoi à Kitzbühel. Une victoire qui concrétise un rêve d’enfance après un parcours semé d’embûches.

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Quentin Halys touche enfin le Graal sur le circuit ATP

Le Français de 29 ans a décroché son tout premier tournoi à Kitzbühel. Une victoire qui concrétise un rêve d’enfance après un parcours semé d’embûches.

Il a attendu 29 ans, des heures de sueur sur les courts et des matchs à couper le souffle pour y arriver. Quentin Halys est désormais un vainqueur en ATP. Dimanche, en Autriche, il a soulevé le trophée de Kitzbühel, son premier titre sur le circuit principal. Sur le court, le Français a lâché les mots qui comptent. Ce n’est pas juste une victoire. C’est l’accomplissement de toute une vie depuis qu’il est gamin. Il a tenu à remercier sa famille, ses parents, ses grands-parents, et tous les entraîneurs qui l’ont guidé. Un moment d’émotion pure, savouré sans retenue.

La route vers ce sacre n’a pourtant rien eu d’un long fleuve tranquille. La veille, en demi-finale, il avait dû s’employer neuf balles de match pour écarter Yannick Hanfmann. Mais ce qui impressionne le plus, c’est la liste des adversaires tombés sous ses coups. En début de tournoi, il a dominé l’ancien numéro 33 mondial Laslo Djere. Puis il a enchaîné en sortant le Monégasque Valentin Vacherot et l’Argentin Mariano Navone, tous deux bien classés. Et surtout, il a croqué Alexander Bublik, onzième joueur mondial, en deux manches sèches. Une performance qu’il avait déjà réalisée la semaine précédente avant de chuter. Cette fois, il a tenu bon. Lui-même l’a souligné la semaine passée, après avoir battu Bublik, le tableau lui semblait ouvert, mais il avait perdu. Ici, le tableau était très dur, et pourtant il a gagné.

Ce premier titre a une saveur particulière dans le tennis français. Halys devient le deuxième Tricolore à lever un trophée ATP cette saison, après Arthur Fils à Barcelone en avril. Il sait que beaucoup de joueurs font des carrières fantastiques sans jamais gagner un tournoi. Alors ce trophée, personne ne pourra le lui enlever. Mais le joueur ne compte pas s’arrêter là. Fin juillet, un titre donne forcément envie d’aller chercher plus. Pourtant, le calendrier est impitoyable. Sa victoire à Kitzbühel ne lui offre pas de passe-droit pour le Masters 1000 de Montréal. Il devra passer par les qualifications. Pas de quoi gâcher la fête, mais une piqûre de rappel que la route continue.

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