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L’Arménie choisit son destin entre Moscou et les Occidentaux

Ce dimanche, les Arméniens sont appelés aux urnes pour des législatives qui trancheront sur le virage géopolitique du Premier ministre Nikol Pachinian. Un…

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L'Arménie choisit son destin entre Moscou et les Occidentaux

Ce dimanche, les Arméniens sont appelés aux urnes pour des législatives qui trancheront sur le virage géopolitique du Premier ministre Nikol Pachinian. Un vote décisif pour l’avenir du petit État du Caucase, pris en étau entre son allié historique russe et les séductions de l’Occident.

Depuis qu’il a perdu le Karabakh en 2023, provoquant l’exode de dizaines de milliers de siens, le gouvernement arménien accumule les reproches envers Moscou. La Russie, pourtant alliée technique, n’est pas intervenue directement dans le conflit contre l’Azerbaïdjan. Pachinian en a tiré les conséquences : il a gelé la participation de son pays à une alliance régionale pilotée par le Kremlin et multiplie les gestes vers l’Union européenne et les États-Unis. Fin mai, Donald Trump lui a même apporté un soutien « complet et total ». En face, Vladimir Poutine compare ouvertement la trajectoire arménienne à celle de l’Ukraine, laissant planer une menace à peine voilée.

La campagne électorale s’est muée en véritable bataille d’influence. Pachinian présente le scrutin comme un choix clair : une paix durable, certes contestée, avec Bakou, ou un retour à la guerre. Son principal adversaire, l’homme d’affaires Samvel Karapetyan, dénonce une « ruée imprudente » vers l’Occident et rappelle que la Russie reste le premier partenaire commercial de l’Arménie. Déjà, Moscou a riposté en interdisant l’importation de produits agricoles arméniens, un signal fort pour une économie dépendante. Et les soupçons d’ingérence russe dans le scrutin alimentent les tensions.

Mais le bilan intérieur de Pachinian est aussi sur la sellette. Huit ans après son arrivée au pouvoir sur la promesse de briser le système oligarchique, des voix critiques s’élèvent. L’analyste Gevorg Poghosyan dénonce une dérive du populisme vers des méthodes autoritaires. Pourtant, dans les rues d’Erevan, les avis restent partagés. Certains font confiance à leur Premier ministre pour naviguer entre les grandes puissances, d’autres lui reprochent d’avoir transformé le pays en « champ de bataille » pour les intérêts étrangers. Ce dimanche, les urnes devront trancher.

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