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L’affaire qui a terrorisé toute une génération de parents ne sera pas rouverte

La Cour suprême des États-Unis a définitivement enterré l’espoir d’un nouveau procès pour Pedro Hernandez, reconnu coupable du meurtre d’Etan Patz en…

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L’affaire qui a terrorisé toute une génération de parents ne sera pas rouverte

La Cour suprême des États-Unis a définitivement enterré l’espoir d’un nouveau procès pour Pedro Hernandez, reconnu coupable du meurtre d’Etan Patz en 1979. Une décision qui met un terme à une saga judiciaire de près de cinquante ans.

Ce sont des faits qui ont marqué l’Amérique au fer rouge. Le 25 mai 1979, Etan Patz, six ans, quitte seul son domicile de Soho à Manhattan pour prendre le bus scolaire. C’est la première fois qu’il fait le trajet sans ses parents. Il ne reviendra jamais. Son visage devient le premier à orner les boîtes de lait vendues aux États-Unis. Un Centre des enfants disparus est même créé. Mais le petit garçon reste introuvable. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Pendant plus de trente ans, l’affaire reste un cauchemar sans réponse. Jusqu’en 2012, quand Pedro Hernandez, alors âgé de 18 ans au moment des faits, avoue avoir attiré l’enfant dans la cave de l’épicerie où il travaillait. Il raconte l’avoir étranglé, mis son corps dans un sac plastique, puis jeté le tout dans une poubelle. Jugé, il est condamné en 2017 à 25 ans de prison. Mais sa défense crie au mensonge. Elle invoque des aveux extorqués et pointe ses troubles mentaux et son intelligence jugée inférieure à la normale. En juillet 2025, une cour d’appel fédérale annule sa condamnation, estimant que le juge n’avait pas bien guidé les jurés sur la fiabilité des aveux.

La Cour suprême, majoritairement conservatrice, vient de casser cette décision. Elle estime que la cour d’appel a outrepassé ses pouvoirs. Résultat : la condamnation de Pedro Hernandez est rétablie. Plus de nouveau procès possible. Le procureur de Manhattan, Alvin Bragg, a salué une décision qui apporte enfin une forme de justice à la famille Patz. L’homme, toujours détenu, reste derrière les barreaux. Pour des millions d’Américains, cette histoire reste le symbole d’une époque où la peur a changé la façon d’élever les enfants.

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