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La seule indépendante du conseil de Volkswagen jette l’éponge

Susanne Wiegand quitte le conseil de surveillance après moins d’un an. Un signal inquiétant pour le constructeur en pleine tourmente industrielle.

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La seule indépendante du conseil de Volkswagen jette l'éponge

Susanne Wiegand quitte le conseil de surveillance après moins d’un an. Un signal inquiétant pour le constructeur en pleine tourmente industrielle.

Susanne Wiegand ne se représentera pas à sa réélection. L’ancienne dirigeante de Renk Group, un équipementier militaire, a annoncé mercredi son départ du conseil de surveillance de Volkswagen. C’est le président de l’instance, Hans Dieter Pötsch, qui l’a révélé jeudi en ouverture de l’assemblée générale des actionnaires, tenue à distance. Wiegand avait rejoint l’organe en juillet dernier, élue sans aucun lien avec les grands pôles d’influence du groupe : la famille fondatrice Porsche‑Piëch, le Land de Basse-Saxe, les représentants des salariés ou encore la direction. Elle était la seule à incarner une véritable indépendance.

Pour les actionnaires, ce départ est un vrai coup dur. Tanja Bauer, représentante du gestionnaire de fonds Deka, a qualifié la nouvelle de « signal très négatif ». Elle a souligné que Wiegand était « extrêmement compétente » et qu’elle était la seule membre véritablement indépendante au sein de cet organe de contrôle. Son rôle était central : elle présidait le comité d’audit, chargé de superviser les finances et la gestion des risques. Hors de ce comité, plus personne n’incarne une voix libre face aux intérêts des grands blocs qui tirent le constructeur dans tous les sens.

Ce départ tombe au pire moment pour Volkswagen. Le groupe de Wolfsbourg traverse une crise profonde. Ses bénéfices continuent de fondre, après une année 2025 déjà difficile. Des médias allemands ont révélé qu’un rapport interne juge l’entreprise menacée dans son existence même. Pour redresser la barre, la direction a annoncé en mars la suppression de 50 000 postes en Allemagne. Elle va aussi tailler dans son réseau de production mondial, visant une capacité réduite à environ neuf millions de véhicules par an. Avec le départ de Wiegand, le constructeur perd un regard extérieur capable de scruter ces choix en toute indépendance. Une absence qui pèsera lourd quand chaque décision compte.

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