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La guerre des chiffres entre Commerzbank et UniCredit s’intensifie

La banque allemande saisit le régulateur BaFin après avoir jugé trompeuses les informations de l’italienne sur le succès de son offre publique d’achat.…

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La guerre des chiffres entre Commerzbank et UniCredit s'intensifie

La banque allemande saisit le régulateur BaFin après avoir jugé trompeuses les informations de l’italienne sur le succès de son offre publique d’achat. Elle exhorte les investisseurs à la prudence.

Le ton est monté d’un cran entre les deux banques. Commerzbank a officiellement interpellé l’autorité de régulation allemande BaFin au sujet des récentes déclarations d’UniCredit. L’établissement allemand remet en cause les chiffres annoncés par son rival italien sur le taux de participation à son offre publique d’achat. Selon Commerzbank, les 7,58% d’actions prétendument apportées seraient en grande partie liées aux propres contreparties d’UniCredit via des produits dérivés. Autrement dit, il ne s’agirait pas d’investisseurs indépendants convaincus par l’offre, mais d’un jeu d’écriture entre les deux entités.

Concrètement, UniCredit détient déjà 27% du capital de Commerzbank, dont environ 16% via des instruments dérivés réglables en espèces. La banque italienne a communiqué avoir atteint son objectif avec cette offre. Elle ne vise pas un contrôle immédiat mais veut franchir le seuil des 30% pour pouvoir racheter librement des actions sur le marché l’an prochain. Mais pour Commerzbank, le message est clair : sans investisseur institutionnel identifié et avec seulement 0,05% d’offres venant de particuliers, la prétendue adhésion du marché est un mirage. Dans un message au personnel, la direction allemande qualifie même la communication d’UniCredit de trompeuse et affirme qu’il n’est pas « économiquement rationnel » de vendre à un prix inférieur au cours de Bourse.

Cette bataille de chiffres révèle des tensions profondes entre les deux prêteurs. UniCredit rétorque qu’elle ne commente pas des « insinuations sans fondement factuel » et maintient ses déclarations. Mais la défiance est totale. La prise de contrôle de Commerzbank, deuxième banque allemande, s’annonce semée d’embûches. Le régulateur BaFin va devoir trancher sur la fiabilité des données. En attendant, chaque camp campe sur ses positions et le feuilleton promet de durer.

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