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Les compagnies aériennes dans la tempête

Carburant qui flambe, demande qui vacille, guerre au Moyen-Orient : le transport aérien mondial traverse une zone de fortes turbulences. Réunis à Rio, les…

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Les compagnies aériennes dans la tempête

Carburant qui flambe, demande qui vacille, guerre au Moyen-Orient : le transport aérien mondial traverse une zone de fortes turbulences. Réunis à Rio, les géants du secteur tentent de garder le cap.

Tout semblait aller pour le mieux après la pandémie. Les avions remplis, le trafic en pleine reprise. Puis le 28 février, les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran. Le ciel s’est brusquement assombri pour les 370 compagnies membres de l’IATA, qui représentent 85% du trafic mondial. Les pays du Golfe ont stoppé leurs exportations de pétrole brut et de kérosène. Résultat, le prix du carburant aviation s’est envolé à environ 142 dollars le baril, un niveau qui rappelle les années difficiles du début des années 2010.

Les conséquences sont immédiates. Les compagnies du Golfe, devenues des plaques tournantes entre l’Europe et l’Asie, ont dû réduire leurs plans de vol. Et ce n’est pas un cas isolé. Partout, les transporteurs prévoient moins de destinations et de rotations que prévu pour la haute saison. Pour la première fois depuis la fin du Covid, la demande des voyageurs a reculé en avril, de 3,4% sur un an. Un signal inquiétant, confirmé par les analystes qui voient le ralentissement s’étendre à l’Europe de l’Ouest.

Face à cette pression, les compagnies ont d’abord augmenté leurs tarifs en mars et avril pour sauver leurs marges. Mais depuis mai, elles évitent soigneusement d’en parler, de peur de faire fuir les touristes. Certaines innovent pour séduire, comme Ryanair qui multiplie les promotions, ou Air France-KLM qui propose des billets modifiables sans frais cet été. Mais tous les transporteurs n’ont pas la même marge de manœuvre. Les compagnies de taille moyenne aux réserves limitées sont les plus vulnérables, qu’elles soient traditionnelles ou low cost. L’équilibre est fragile entre coûts qui grimpent et clients prudents.

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