Nous rejoindre sur les réseaux

News

La France doit passer à la caisse pour affronter le climat qui change

Alors que la canicule frappe dur, la ministre de la Transition écologique prévient : le pays n’est pas prêt et les investissements à venir sont colossaux.

Article

le

La France doit passer à la caisse pour affronter le climat qui change

Alors que la canicule frappe dur, la ministre de la Transition écologique prévient : le pays n’est pas prêt et les investissements à venir sont colossaux.

La vague de chaleur qui écrase la France depuis plusieurs jours a un avant-goût des lendemains qui attendent le pays. Mercredi, alors que 58 départements sont en vigilance rouge et que la journée la plus chaude jamais enregistrée vient d’être battue, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a lâché une phrase qui donne le vertige. Sur France Inter, elle a expliqué que la France se tient désormais devant un mur d’investissements pour s’adapter au changement climatique. Un mur tellement imposant qu’il devra être voté au Parlement.

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? La canicule actuelle ne fait que révéler des failles béantes dans la préparation du pays. Des pannes d’électricité dans le Finistère, des écoles et des sites touristiques contraints de fermer plus tôt que prévu, des réseaux qui craquent sous la chaleur. La ministre a été claire : ce n’est pas suffisant. L’adaptation, ce n’est pas un coup de peinture. C’est une politique de long terme qui nécessite de tout repenser. Il faut revoir les réseaux urbains, les réseaux d’eau, les infrastructures SNCF. Des chantiers qui ne se feront ni en cinq ans ni en dix ans, mais qui doivent être inscrits dans la durée.

Reste une question brûlante : qui paie ? La ministre a balayé les critiques sur les récents gels de crédits dans le Fonds vert, en soulignant que son budget ne se résume pas à cette seule enveloppe. Elle a également noté que les collectivités ont peu sollicité de financements cette année à cause des élections municipales. Mais le message est clair : face à un climat qui s’emballe, la facture sera lourde et le débat parlementaire inévitable. La France n’a plus le luxe d’attendre.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus