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Frappes iraniennes sur le Golfe, la trêve avec les États-Unis vol en éclats

Nouvelles frappes après une accalmie fragile. Les négociations butent toujours sur les avoirs iraniens gelés, 24 milliards de dollars au cœur du conflit.

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Frappes iraniennes sur le Golfe, la trêve avec les États-Unis vol en éclats

Nouvelles frappes après une accalmie fragile. Les négociations butent toujours sur les avoirs iraniens gelés, 24 milliards de dollars au cœur du conflit.

Samedi, l’Iran a lancé des missiles sur des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Une riposte directe aux frappes américaines menées plus tôt contre des sites de radar iraniens. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, les hostilités semblaient en pause. Mais ces derniers jours, les tirs ont repris, notamment autour du détroit d’Ormuz, ce passage maritime stratégique que Téhéran contrôle.

Les Gardiens de la Révolution ont visé la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Selon le commandement américain, six missiles ont été interceptés et un septième n’a pas atteint sa cible. Une habitante koweïtienne raconte des déflagrations assourdissantes qui ont terrorisé ses enfants. De son côté, Washington avait justifié ses propres frappes par la nécessité de se défendre contre des drones iraniens menaçant le trafic maritime dans le détroit.

Sur le plan diplomatique, les discussions patinent. Le conseiller militaire du guide suprême iranien décrit une impasse et exige que les États-Unis libèrent 24 milliards de dollars d’avoirs gelés. « C’est notre argent, pas celui des Américains », a-t-il déclaré. Autre point de blocage : le Liban. Téhéran conditionne tout accord à la fin des hostilités entre Israël et le Hezbollah. Mais la trêve libanaise du 17 avril n’a jamais été respectée. Des soldats libanais ont été tués par une frappe israélienne samedi, ce que Beyrouth qualifie de violation flagrante.

Les tensions sont aussi verbales. Le président libanais a critiqué l’ingérence iranienne. Le ministre iranien des Affaires étrangères lui a rétorqué de sauver son pays de son véritable ennemi, sans nommer Israël. Le Hezbollah avait attaqué Israël en mars pour venger la mort du guide suprême iranien. Depuis, le conflit a fait plus de 3 560 morts au Liban, selon les autorités locales. Côté israélien, 27 soldats et un civil ont été tués.

Pendant ce temps, l’équipe iranienne de football a obtenu ses visas pour la Coupe du monde aux États-Unis, où elle doit jouer son premier match le 15 juin. Mais plusieurs membres de l’encadrement n’ont pas reçu le sésame, ce que Téhéran dénonce comme un traitement discriminatoire. Un signe que même sur le terrain sportif, le climat reste glacé.

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