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Enrique Macaya Marquez, 90 ans et 18 Coupes du monde au compteur

Ce journaliste argentin a couvert toutes les éditions depuis 1958. À plus de 90 ans, il commente encore le triplé de Messi face à l’Algérie.

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Enrique Macaya Marquez, 90 ans et 18 Coupes du monde au compteur

Ce journaliste argentin a couvert toutes les éditions depuis 1958. À plus de 90 ans, il commente encore le triplé de Messi face à l’Algérie.

Il a vu Pelé marquer, il a vu Maradona pleurer, il a vu Messi régner. Enrique Macaya Marquez pose ses yeux sur chaque Coupe du monde depuis 1958, l’année où il avait 23 ans et travaillait à la radio. Aujourd’hui, malgré une santé fragile, il est toujours derrière le micro pour DSports, la télé argentine. Sa dernière prestation en date, c’était mardi soir sur la victoire de l’Argentine contre l’Algérie (3-0). « J’ai le sentiment d’avoir une obligation de le faire », confie-t-il à l’AFP. Il ne sait pas combien de temps ça va durer, mais il veut tirer le meilleur de l’édition qu’il a sous les yeux.

Son histoire personnelle avec le foot est aussi dingue que sa longévité. Il habitait à 50 mètres de chez Alfredo Di Stefano. Gamin, il tenait un kiosque à journaux. La légende du Real Madrid venait y lire, puis l’emmenait chez lui pour jouer au ballon. « Cette amitié a pu influencer mon opinion, mais pour moi, Di Stefano était le meilleur », dit-il. En 1994, quand Maradona a claqué la porte du monde médiatique, Macaya Marquez est le seul à qui il a accordé une interview. Un témoin direct des géants du ballon rond.

Son secret pour durer près de 70 ans dans le métier ? « Parler aux gens et apprendre d’eux en permanence. » Il ne prépare jamais un match. Et son regard sur l’évolution du foot est tranchant. « Les joueurs sont mieux préparés, plus endurants et plus puissants. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont meilleurs techniquement. Pour développer la technique, il faut parfois ralentir et prendre le temps. » Comme un tango argentin, lent et précis.

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