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Energie hydraulique : le Parlement débloque enfin quinze ans de blocage sur les barrages

Un vote crucial mercredi à l’Assemblée nationale doit permettre de relancer des milliards d’euros d’investissements dans les barrages français, deuxième…

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Energie hydraulique : le Parlement débloque enfin quinze ans de blocage sur les barrages

Un vote crucial mercredi à l’Assemblée nationale doit permettre de relancer des milliards d’euros d’investissements dans les barrages français, deuxième source d’électricité du pays. Après des années de bataille juridique avec Bruxelles, un compromis très attendu est sur la table.

La France possède l’un des parcs hydroélectriques les plus importants d’Europe. Mais depuis quinze ans, impossible d’investir sérieusement pour moderniser ces infrastructures. La raison ? Un conflit juridique avec la Commission européenne, qui reproche à l’État français de ne pas assez ouvrir le marché à la concurrence. Résultat : les barrages vieillissent, les travaux urgents sont bloqués.

Le texte voté cette semaine change la donne. Il remplace le système actuel de concessions par un régime d’autorisation. Concrètement, l’État reste propriétaire des ouvrages, mais les exploitants comme EDF pourront obtenir des droits d’occupation pour 70 ans. En contrepartie, ils devront indemniser les concessionnaires sortants et payer une redevance. L’objectif est clair : permettre enfin les travaux nécessaires, estimés à plusieurs milliards d’euros.

Mais le compromis a un prix. Pour satisfaire Bruxelles, le texte impose qu’au moins 40% des capacités hydrauliques soient mises aux enchères réservées à d’autres entreprises qu’EDF. Une disposition qui fait grincer des dents. La députée socialiste à l’origine du texte le reconnaît : elle s’en serait bien passée, mais c’était le seul moyen de sortir de l’ornière. Le Rassemblement national parle d’un « quasi-Arenh de l’hydraulique » et dénonce une privatisation déguisée. Les insoumis voteront contre, tandis que les écologistes, bien que critiques, soutiennent le texte pour enfin débloquer la situation. Le message est clair : pour investir dans l’avenir du barrage, il faut accepter d’en partager un peu les clés.

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