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Édouard Philippe sous pression, Jean-Luc Mélenchon revient en force dans les sondages

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Le duel pour la deuxième place du premier tour de la présidentielle de 2027 se resserre considérablement. L’ancien Premier ministre perd du terrain tandis que le chef de file de La France insoumise progresse nettement.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, le paysage politique se recompose autour d’une donnée stable et d’une dynamique nouvelle. Le candidat du Rassemblement national, Jordan Bardella, conserve une avance confortable avec 32 % des intentions de vote, selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, publié mardi. Mais l’attention se porte désormais sur l’évolution de la concurrence pour l’accès au second tour.

L’écart se réduit en effet significativement entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Le maire du Havre, crédité de 17 % des suffrages, voit son avance fondre face au leader insoumis, qui atteint 16 %. Cette tendance s’explique par un mouvement inverse des deux hommes. L’ancien Premier ministre perd quatre points par rapport au précédent baromètre de mars, une érosion qui intervient après l’ouverture d’une enquête judiciaire le visant pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêt dans sa ville.

Dans le même temps, Jean-Luc Mélenchon, officiellement candidat depuis le dernier sondage, gagne quatre points et se rapproche du ticket pour le second tour. Cette progression ravive l’hypothèse d’une confrontation entre le RN et un représentant de la gauche radicale lors du scrutin décisif.

Derrière ce duo, les autres prétendants affichent des scores plus modestes. Raphaël Glucksmann, figure de Place publique, recueille 11 % des intentions de vote. Bruno Retailleau, pour Les Républicains, est crédité de 9 %, tandis qu’Éric Zemmour, pour Reconquête, et Marine Tondelier, pour Les Écologistes, obtiennent respectivement 6 et 4 %. Le baromètre n’a pas testé l’hypothèse d’une candidature de Marine Le Pen, ni celle de Gabriel Attal, pourtant officiellement en lice depuis vendredi pour Renaissance.

Cette enquête a été réalisée les 20 et 21 mai selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 928 inscrites sur les listes électorales. La marge d’erreur se situe entre 1,8 et 4,1 points.

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