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Des sanctions immédiates après les révélations sur l’affaire Lyhanna

Le rapport d’inspection sur la mort de Lyhanna a mis au jour une série de dysfonctionnements. Le gouvernement a réagi en annonçant des sanctions contre…

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Des sanctions immédiates après les révélations sur l'affaire Lyhanna

Le rapport d’inspection sur la mort de Lyhanna a mis au jour une série de dysfonctionnements. Le gouvernement a réagi en annonçant des sanctions contre des gendarmes et une magistrate.

Le rapport est tombé et il est cinglant. Dans l’affaire qui a bouleversé la France, la mort de Lyhanna, 11 ans, avait déjà suscité une vague d’émotion. Mais les conclusions de l’inspection menée par la gendarmerie et la justice révèlent une accumulation d’erreurs évitables. Des plaintes classées sans suite, une urgence ignorée, un suspect jamais inquiété malgré des signalements répétés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a parlé d’une vérité d’une extrême gravité. Les rapporteurs ont résumé le problème en une phrase : l’urgence n’a pas été prise en compte.

Les sanctions sont tombées sans attendre. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a ordonné la mutation d’office du directeur d’enquête et du commandant de compagnie de Condom. Tous deux sont désormais affectés à des postes sans lien avec la police judiciaire. Côté justice, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a retiré à la substitut du parquet d’Auch son habilitation à traiter des dossiers concernant des mineurs. Une enquête administrative est en cours, mais le gouvernement a voulu montrer qu’il ne laisserait rien passer. Darmanin a répété avoir donné des directives pour prioriser les atteintes aux personnes, notamment la pédocriminalité, mais qu’elles n’avaient pas été appliquées.

Au-delà des sanctions individuelles, cette affaire provoque un électrochoc national. Le gouvernement a ordonné le réexamen en urgence de 70 000 plaintes concernant des violences sur enfants. Résultat, 134 personnes ont déjà été placées en détention provisoire et plus de 1 200 gardes à vue ont été réalisées en une semaine. Les syndicats de magistrats pointent eux le manque de moyens d’un système judiciaire submergé. La classe politique s’empare du sujet, avec des propositions allant de la castration chimique à gauche à de nouveaux crédits pour la justice. Mais pour la famille de Lyhanna et pour tous ceux qui réclament une meilleure protection des enfants, le chemin est encore long. Le gouvernement promet un avant et un après Lyhanna, mais les failles étaient connues.

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