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Des plaintes pour arrestation et violences après la flottille vers Gaza

Deux rescapés de l’interception d’un convoi maritime fin avril ont saisi la justice française. Ils dénoncent des conditions de détention brutales et des…

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Des plaintes pour arrestation et violences après la flottille vers Gaza

Deux rescapés de l’interception d’un convoi maritime fin avril ont saisi la justice française. Ils dénoncent des conditions de détention brutales et des violences physiques infligées par des soldats israéliens.

Le 30 avril, une nouvelle flottille partie de Marseille tentait de briser le blocus imposé par Israël autour de Gaza. Comme lors des précédentes tentatives, l’armée israélienne a intercepté les bateaux en haute mer. Les militants ont été arrêtés et placés en détention avant d’être expulsés un par un vers leurs pays d’origine. Parmi eux se trouvaient Raphaëlle Primet, conseillère communiste de Paris, et Hafedh Mribah, journaliste franco-marocain pour Al Jazeera. De retour en France depuis le 2 mai, ils ont porté plainte contre X auprès du parquet de Nanterre.

Leur avocat détaille les faits qu’ils dénoncent. Les deux plaignants disent avoir été menottés avec des serre-câbles, déplacés sous escorte armée et forcés à adopter des positions humiliantes pour les soumettre et les intimider. Pendant trois jours de détention, des militaires israéliens les auraient accablés d’insultes, de provocations et de menaces. Aucun soin médical ne leur a été accordé. D’autres militants, revenus d’interrogatoires, présentaient des visages tuméfiés, des fractures ou des luxations, signes de violences subies lors des opérations de navigation ou des auditions.

Ces plaintes viennent s’ajouter à un signalement plus large. La justice française avait déjà ouvert une enquête pour tortures et crimes de guerre après les récits de militants d’une flottille précédente partie mi-mai. Plusieurs d’entre eux avaient décrit des scènes de violences, y compris des actes de torture et des viols, perpétrés par des soldats israéliens pendant leur détention. Les nouveaux plaignants espèrent que leur action en justice permettra de faire la lumière sur des méthodes qu’ils jugent illégales et de faire reconnaître leurs droits bafoués.

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