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Un bébé lémurien rare est né à Besançon et c’est une petite victoire contre l’extinction

Le zoo de Besançon accueille un nouveau-né grand hapalémur, l’un des primates les plus menacés au monde. Cette naissance est un espoir pour la survie de…

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Un bébé lémurien rare est né à Besançon et c'est une petite victoire contre l'extinction

Le zoo de Besançon accueille un nouveau-né grand hapalémur, l’un des primates les plus menacés au monde. Cette naissance est un espoir pour la survie de l’espèce.

Agrippé à la fourrure de sa mère, un tout petit primate aux yeux vifs découvre le monde. Ce bébé grand hapalémur est né début mai dans le parc zoologique de la Citadelle de Besançon. C’est un événement rare et précieux. L’espèce est classée en danger critique d’extinction depuis 1996 par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Pour les soigneurs, cette naissance représente un rempart direct contre la disparition totale de l’animal.

Le grand hapalémur, parfois surnommé petit panda de Madagascar, se nourrit principalement de bambous. Il ne reste qu’environ 1 000 à 1 500 individus à l’état sauvage, confinés dans une petite zone du centre-est de Madagascar. En captivité, seule une quarantaine de spécimens existent, tous en Europe. Le bébé, dont le sexe n’est pas encore connu, vit avec sa mère, son père et sa tante dans un espace végétalisé. Sa mère, une jeune femelle de trois ans, se montre très protectrice, ce qui rassure les soigneurs. Le père, curieux, tente de s’approcher mais la mère ne le laisse pas faire.

Les menaces qui pèsent sur cette espèce sont multiples. La déforestation, le braconnage et le changement climatique fragilisent son habitat. Plus récemment, de puissants cyclones ont dévasté les forêts où vit le grand hapalémur. Le zoo de Besançon mène un travail de conservation précis. L’objectif est de maintenir une diversité génétique et de préserver les comportements naturels de l’animal. Depuis 2005, sept bébés sont nés dans l’établissement, mais la dernière naissance remontait à 2013. Celle-ci redonne de l’espoir pour l’avenir de l’espèce.

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