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Des médecins britanniques comparent l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes à celui du tabac

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L’Académie des collèges royaux de médecine alerte sur une menace sanitaire équivalente à celle du tabagisme pour les adolescents.

L’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes représente un enjeu de santé publique comparable à celui du tabagisme ou du port de la ceinture de sécurité en voiture. C’est en substance l’avertissement formulé par l’Academy of Medical Royal Colleges, l’organe qui fédère les principales instances médicales britanniques, dans le cadre d’une consultation publique qui s’achève ce mardi soir.

Sur les 454 médecins interrogés, la moitié déclare prendre en charge au moins un enfant souffrant de détresse psychologique ou de blessures physiques directement liées à des contenus consultés en ligne. Les praticiens évoquent également une « vague d’enfants radicalisés » par une exposition répétée à des contenus « haineux, addictifs et extrêmement perturbants ».

Cette mise en garde intervient au dernier jour d’une consultation lancée en janvier par le gouvernement travailliste, visant à déterminer s’il convient d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans sur le territoire britannique, à l’image de ce qui a été fait en Australie. Le Premier ministre Keir Starmer doit rencontrer ce mardi des parents endeuillés, convaincus que les plateformes numériques ont joué un rôle dans la mort de leurs enfants.

Parmi ces familles figurent des partisans d’une interdiction, comme Esther Ghey, mère de l’adolescente transgenre Brianna Ghey assassinée en 2023. D’autres, à l’instar d’Ian Russell dont la fille Molly s’est donnée la mort à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l’apologie du suicide, s’opposent à une telle mesure.

L’ancien ministre de la Santé Wes Streeting, candidat potentiel à la direction du Parti travailliste, s’est prononcé en faveur d’une interdiction. « Ce que nous avons vu de la part des grandes entreprises technologiques s’apparente au comportement de l’industrie du tabac », a-t-il déclaré sur les ondes de la BBC.

Mi-avril, Keir Starmer avait laissé entendre qu’il pourrait restreindre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux en raison des risques pour leur sécurité, tout en précisant qu’il attendrait la conclusion de la consultation avant de prendre une décision définitive. La ministre de la Technologie Liz Kendall a indiqué que le gouvernement agirait d’ici « la fin de l’année » pour mettre en œuvre les résultats de cette consultation.

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