Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Corée du Nord sonne le glas des discussions sur son arsenal atomique

La soeur du dirigeant Kim Jong Un affirme que le programme nucléaire ne fera l’objet d’aucune négociation. Une déclaration qui tombe à la veille d’une…

Article

le

Corée du Nord sonne le glas des discussions sur son arsenal atomique

La soeur du dirigeant Kim Jong Un affirme que le programme nucléaire ne fera l’objet d’aucune négociation. Une déclaration qui tombe à la veille d’une visite du président chinois Xi Jinping à Pyongyang.

Kim Yo Jong remet les pendules à l’heure. Dans une tribune publiée par le journal officiel Rodong Sinmun, la directrice du département des affaires générales du Parti des travailleurs dégaine une position radicale. Son message est limpide : la Corée du Nord ne reviendra pas sur son statut de puissance nucléaire. « Notre statut de puissance nucléaire est absolument non-négociable. Nous ne tolérerons aucune menace », écrit-elle. Elle réagit à une déclaration conjointe américano-chinoise qui réaffirmait l’objectif commun de dénucléarisation de la péninsule coréenne. Pour Pyongyang, ces appels sont des « rêves irréalistes et anachroniques ».

Derrière cette sortie, il y a une conviction stratégique bien ancrée. La Corée du Nord a inscrit dans sa Constitution en 2023 le caractère irréversible de son statut nucléaire. Elle considère son arsenal, estimé à plusieurs dizaines d’ogives, comme une assurance-vie. Une garantie contre toute tentative d’invasion ou de renversement du régime. Pyongyang regarde les récents événements internationaux menés par les États-Unis contre l’Iran ou le Venezuela comme des preuves supplémentaires de la nécessité de se doter de l’arme ultime. Les lourdes sanctions internationales ne changent rien à cette logique de survie.

La visite de Xi Jinping en Corée du Nord ajoute une couche de complexité. La Chine reste le principal soutien économique et l’allié politique de Pyongyang, représentant près de 95% de son commerce total en 2022. Pékin a toujours officiellement soutenu la dénucléarisation de la péninsule et voté des résolutions de sanction entre 2006 et 2017. Mais les priorités ont évolué. Aujourd’hui, la stabilité du régime nord-coréen prime pour la Chine, qui voit dans ce pays un État tampon face aux forces américaines déployées en Corée du Sud. La déclaration de Kim Yo Jong envoie donc un signal clair à son allié chinois : ne vous faites pas d’illusions, le nucléaire nord-coréen n’est pas sur la table.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus