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Commande d’avions repoussée ? Les compagnies du Golfe disent non

Alors que la guerre en Iran fait flamber le prix du kérosène, un responsable de l’IATA met en garde contre tout report des commandes d’avions. Pour les…

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Commande d'avions repoussée ? Les compagnies du Golfe disent non

Alors que la guerre en Iran fait flamber le prix du kérosène, un responsable de l’IATA met en garde contre tout report des commandes d’avions. Pour les transporteurs du Moyen-Orient, annuler serait une erreur lourde de conséquences.

Les compagnies aériennes du Moyen-Orient traversent une période agitée. Entre la hausse du carburant et les frappes qui touchent certains aéroports de la région, la tentation serait grande de freiner les investissements. Pourtant, Kamil Al-Awadhi, le vice-président de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient, est clair : remettre à plus tard les commandes d’appareils auprès de Boeing ou d’Airbus est une fausse bonne idée. « Ce n’est pas judicieux, car cela vous coûtera cher », a-t-il lancé en marge du sommet annuel de l’association à Rio de Janeiro.

Son raisonnement tient en un mot : les délais. Pour obtenir un avion monocouloir de dernière génération, il faut déjà patienter des années. Alors si les compagnies reportent leurs achats, elles risquent d’allonger encore l’attente, et de payer plus tard le prix fort. Al-Awadhi a donc insisté sur la nécessité de garder le cap. « Le plan est de continuer sur la voie que nous avons empruntée », a-t-il ajouté, sans cacher que la situation n’est pas simple.

Car les tensions iraniennes ont aussi des conséquences concrètes sur le terrain. Un récent raid à l’aéroport du Koweït a fait un mort et endommagé un terminal utilisé par les compagnies étrangères. Selon Al-Awadhi, les images montrent des dégâts considérables. « Ça va prendre une éternité », estime-t-il, en imaginant déjà un an de travaux. De quoi compliquer l’accueil des transporteurs internationaux. Le Koweït devra trancher vite : soit accélérer la construction d’un nouveau terminal, soit autoriser les compagnies étrangères à opérer depuis les terminaux réservés aux compagnies nationales, comme Kuwait Airways. « Il faudra prendre des décisions difficiles et organiser une logistique complexe pour régler ça », a conclu le responsable.

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