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L’aéroport clé pour lutter contre Ebola rouvre enfin ses portes en RDC

L’aéroport de Bunia, seul lien aérien avec la zone la plus touchée par l’épidémie d’Ebola en RDC, a repris ses vols. De quoi relancer l’acheminement de…

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L'aéroport clé pour lutter contre Ebola rouvre enfin ses portes en RDC

L’aéroport de Bunia, seul lien aérien avec la zone la plus touchée par l’épidémie d’Ebola en RDC, a repris ses vols. De quoi relancer l’acheminement de l’aide médicale urgente.

La réouverture de cet aéroport, annoncée mardi par les autorités congolaises, est un tournant dans la riposte. Depuis le 23 mai, les vols étaient suspendus vers cette province du nord-est, l’Ituri. Une décision qui risquait de paralyser la logistique humanitaire. Les équipes de soignants et le matériel médical peinaient à arriver sur place. Le ministre des Transports a justifié cette reprise par une évaluation positive des mesures de contrôle sanitaire mises en place. Désormais, les conditions sont réunies pour des vols sécurisés.

L’enjeu est énorme. La région est enclavée et instable, avec des groupes armés qui compliquent les déplacements par la route. L’aéroport de Bunia est donc une bouée de sauvetage pour les organisations humanitaires. Marie Roseline Belizaire, une responsable des urgences de l’OMS en Afrique, a salué une bonne nouvelle pour la riposte. Cela va permettre un déploiement rapide du personnel de santé, là où les structures médicales manquent cruellement de moyens.

Depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai, les chiffres sont contrastés. L’OMS a recensé 321 cas confirmés et 48 décès en RDC. Mais le nombre de cas suspects a nettement baissé, passant à 116. De nombreux patients ont été écartés après vérification, souffrant d’autres maladies ou de simples fièvres. En Ouganda voisin, 15 cas dont un mort ont aussi été signalés. Malgré cette tendance encourageante, le gouvernement congolais tente de rassurer avec une vaste campagne de communication affirmant que la situation est sous contrôle.

Un défi de taille persiste : le virus en cause, appelé Bundibugyo, ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique. Les épidémies précédentes étaient dues au virus Zaïre, pour lequel un vaccin existe. L’Africa CDC promet un vaccin contre Bundibugyo d’ici la fin de l’année, et l’OMS travaille sur des essais cliniques. En attendant, la surveillance et la rapidité d’action sont cruciales. La réouverture de l’aéroport de Bunia est un pas important, mais le chemin est encore long pour endiguer cette 17e épidémie d’Ebola dans un des pays les plus pauvres du monde.

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