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Apéro et jeu d’arme mortels le chef de groupe avoue avoir fait disparaître les preuves

Sept militaires en mission Sentinelle boivent de l’alcool et s’amusent avec une arme. Le drame éclate quand l’un d’eux tire sur son camarade, tué sur le…

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Apéro et jeu d'arme mortels le chef de groupe avoue avoir fait disparaître les preuves

Sept militaires en mission Sentinelle boivent de l’alcool et s’amusent avec une arme. Le drame éclate quand l’un d’eux tire sur son camarade, tué sur le coup, et leurs supérieurs tentent de dissimuler les faits.

Cette nuit de Saint-Valentin a viré au cauchemar dans un hôpital militaire près de Paris. Sept soldats du 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes, déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle, organisent un apéro bien arrosé, mêlant rhum et bières. Au fil des verres, un jeu dangereux s’installe. Les militaires testent leur réactivité avec une arme. Benjamin L., 20 ans, appuie sur la détente pour entendre le fameux clic du percuteur, comme cela s’était fait plusieurs fois. Sauf que ce jour-là, il ne vérifie pas le chargeur. Le coup part. Alexandre Lanckbeen, 21 ans, est touché. Il décède six jours plus tard.

Le drame ne s’arrête pas là. Mohamed C., le chef de groupe, et son adjoint Fabien B. n’étaient plus dans la pièce au moment du tir. Mais ils ont joué un rôle clé après. Le chef de groupe reconnaît avoir donné l’ordre de ranger la salle commune avant l’arrivée des policiers. Il demande de vider les poubelles et de jeter les bouteilles de bière. Son objectif avoué minimiser les sanctions militaires qui pourraient tomber sur son équipe. Un autre militaire confirme avoir jeté des objets sur ordre de l’adjoint. L’arme utilisée appartenait à Mohamed C. et traînait dans la pièce, sans être sous clé, une infraction grave aux règles de sécurité.

Les familles et les avocats des mis en cause tentent aujourd’hui de faire la lumière sur cette nuit absurde. Benjamin L., Mohamed C. et Fabien B. ont été mis en examen. La défense de Benjamin insiste sur une violation massive des règles élémentaires. L’avocat de Fabien B. conteste, lui, l’idée d’un jeu. Il explique que les militaires discutaient d’une manœuvre technique et que son client a simplement montré comment faire. Mais les proches d’Alexandre Lanckbeen, eux, cherchent des réponses. Leur avocat dit leur bouleversement total devant cette disparition insensée. Le parquet de Paris, compétent sur ce dossier, continue d’enquêter sur les responsabilités de chacun, y compris celles des gradés absents au moment du tir.

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