News
Anxiété généralisée et détresse silencieuse chez les futurs médecins
Plus de la moitié des étudiants en médecine souffrent d’un état anxieux, et un sur cinq a connu des idées suicidaires au cours de l’année écoulée, selon une enquête de l’Association nationale des étudiants en médecine de France.
L’étude, menée auprès de 6 663 répondants entre février et mars, dresse un portrait préoccupant de la santé mentale des jeunes en formation médicale. Près de 52% des participants présentent un état anxieux, un taux quatre fois supérieur à celui de la population générale. Par ailleurs, 13% des étudiants interrogés sont en situation dépressive.
Les chiffres relatifs aux pensées suicidaires sont particulièrement frappants. Un cinquième des répondants déclarent avoir envisagé le suicide au cours des derniers mois, contre 4,2% dans l’ensemble de la population. Parmi eux, plus de trois quarts imputent cette détresse à leur parcours scolaire.
Les violences sexuelles restent un fléau persistant, notamment en milieu hospitalier. En stage, 20% des étudiants disent avoir subi des outrages sexistes, 13% du harcèlement sexuel et 3% des agressions sexuelles. Les auteurs sont majoritairement des supérieurs hiérarchiques, même si des patients figurent également parmi les agresseurs. Les dispositifs de signalement demeurent largement sous-utilisés, six victimes sur dix ayant jugé leur démarche inutile.
Dans le cadre universitaire, 8% des étudiants rapportent avoir été victimes d’agressions sexuelles, dont plus de 80% lors de festivités, et 2% déclarent avoir subi un viol. Seuls 23% des cas ont fait l’objet d’un signalement.
La charge de travail est écrasante. Deux étudiants sur trois consacrent plus de 50 heures par semaine à leurs études, et un sur trois dépasse les 60 heures. La période de l’externat, entre la quatrième et la sixième année, aggrave la détresse psychologique.
L’enquête pointe également une sédentarité marquée et une consommation élevée de substances psychoactives. Près de 42% des répondants ont une consommation d’alcool à risque, tandis que l’usage de cannabis, de poppers ou de protoxyde d’azote est fréquent.
La précarité financière ajoute à la pression. Un étudiant sur cinq éprouve des difficultés économiques chaque mois, et près de la moitié exerce une activité rémunérée en parallèle de leurs études.
Face à ces constats, l’association demande la mise en place d’une visite médicale obligatoire et régulière auprès d’un service de santé universitaire, ainsi qu’un dispositif d’écoute psychologique structuré. Elle préconise aussi une réduction du volume de connaissances exigible au concours de sixième année et une revalorisation de la rémunération des étudiants stagiaires, actuellement comprise entre 219 et 320 euros nets par mois.
-
Faits DiversEn Ligne 3 joursUn colis commandé en ligne livre une surprise inattendue dans le Tarn-et-Garonne
-
CultureEn Ligne 3 joursCoward : deux jeunes acteurs sacrés ensemble à Cannes
-
SportsEn Ligne 6 joursNeymar convoqué par Ancelotti pour le Brésil !
-
SociétéEn Ligne 5 joursLa France, sanctuaire menacé de l’État de droit, selon Sébastien Lecornu
-
SportsEn Ligne 3 joursChristophe Galtier, une piste sérieuse pour le banc de l’OM ?
-
CultureEn Ligne 6 joursLFI promet une loi choc contre la concentration des médias en cas de victoire en 2027
-
NewsEn Ligne 6 joursLa facture salée des hôpitaux publics français en 2024
-
Faits DiversEn Ligne 4 joursUn septuagénaire plonge sa Porsche dans la Seine après une erreur de conduite