Faits Divers
« Ni oubli ni pardon » l’hommage à Louis tourne à la colère politique à Narbonne
Des milliers de personnes vêtues de blanc ont défilé dimanche à Narbonne pour honorer Louis, 17 ans battu à mort fin juin. Sa mère a pris la parole pour…

Des milliers de personnes vêtues de blanc ont défilé dimanche à Narbonne pour honorer Louis, 17 ans battu à mort fin juin. Sa mère a pris la parole pour réclamer des peines bien plus lourdes, sous le regard des figures d’extrême droite Eric Zemmour et Marion Maréchal.
Dimanche après-midi, environ 4 500 personnes se sont rassemblées à Narbonne pour une marche blanche en mémoire de Louis, un adolescent de 17 ans décédé après avoir été roué de coups fin juin. La foule, majoritairement habillée de blanc, est partie de l’hôtel de ville pour rejoindre le chantier où le jeune homme a été abandonné avant de succomber à ses blessures trois jours plus tard à l’hôpital. Dans le cortège, des drapeaux tricolores flottaient et des slogans ont retenti comme « La racaille en prison, ni oubli ni pardon » ou « Français, défends-toi, tu es ici chez toi ». Certaines pancartes interrogeaient « Serons-nous les prochains ? » L’ambiance était à la fois recueillie et tendue, avec des sanglots et des appels à la justice.
La mère de Louis a pris la parole devant le lieu du drame, accompagnée de sa fille Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire d’un député RN du Var. Très émue, elle a d’abord évoqué la guitare de son fils avec des mots déchirants « Ta guitare est toujours à la maison, elle restera silencieuse comme toi désormais ». Puis la colère a pris le dessus. Elle a dénoncé des peines trop légères selon elle pour les cinq jeunes mis en examen pour tentative d’assassinat, dont trois mineurs de 16 à 19 ans. « Je ne veux plus entendre parler d’excuses de minorité », a-t-elle lancé, avant de promettre de se battre pour qu’ils purgent « tous 30 ans de peine ferme, incompressible ». Sous les applaudissements, elle a ajouté vouloir redonner tout son sens au mot perpétuité. Un homme a alors crié « La peine de mort », provoquant une réaction immédiate de la foule et d’une femme qui lui a répondu « Ce n’est pas le moment ».
Après ce discours, la famille s’est éclipsée, et la foule a rapidement repéré Eric Zemmour à quelques mètres. Le président de Reconquête a enchaîné selfies et poignées de main, salué par de nombreux participants. Certains, comme Gabrielle Péré venue de Nice, ont estimé que cette marche était un « cri de révolte » et ont appelé de leurs vœux le rétablissement de la peine de mort, un souhait exprimé à plusieurs reprises dans le cortège. La police a compté environ 400 identitaires présents, soit plus que lors du précédent rassemblement une semaine plus tôt, auquel la famille n’avait pas voulu s’associer pour éviter toute récupération politique. De son côté, le père de Louis, Nicolas Hervé, avait organisé une autre marche à Carcassonne samedi, réunissant environ 500 personnes dans un hommage moins marqué politiquement.
À lire aussi

MondeEn Ligne 5 joursHaïti, 2 000 soldats salvadoriens débarquent et brouillent la carte sécuritaire
PolitiqueEn Ligne 6 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
PolitiqueEn Ligne 5 joursLes maires de France perdent patience avec la double casquette de David Lisnard
CultureEn Ligne 6 joursEgrégore, le grand retour dansant de Mylène Farmer avec DJ Snake et Moby
PolitiqueEn Ligne 4 joursLe ministre écrit aux lycéens avant la rentrée pour défendre ses annonces
Faits DiversEn Ligne 5 joursTrois femmes accusent un gynécologue d’Ardèche de viols et de violences
EuropeEn Ligne 6 joursAndorre retire la menace de prison aux femmes qui avortent, mais pas aux médecins
SportsEn Ligne 4 joursÀ 40 ans, Giroud fait basculer le derby du Nord
















