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10 260 internes en novembre, le coup de boost tant attendu pour les hôpitaux

Les futurs médecins seront bien plus nombreux à la rentrée. Une progression de 15% qui redonne de l’air aux spécialités en tension et aux régions qui…

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10 260 internes en novembre, le coup de boost tant attendu pour les hôpitaux

Les futurs médecins seront bien plus nombreux à la rentrée. Une progression de 15% qui redonne de l’air aux spécialités en tension et aux régions qui manquent de soignants.

Le ministère de la Santé a annoncé une excellente nouvelle pour le système de soins. La prochaine promotion d’internes comptera 10 260 étudiants, contre 8 919 l’an dernier. Cela représente 1 341 places supplémentaires, soit une hausse de 15%. Le gouvernement parle d’une avancée inédite et y voit le premier effet concret de la suppression du numerus clausus, décidée en 2019. L’objectif est clair, former davantage de médecins pour répondre aux besoins de la population.

Les spécialités qui souffrent le plus sont particulièrement mises en avant. La dermatologie gagne 25% de places, la pédiatrie 20,3%, la gynécologie-obstétrique 20,1% et la médecine d’urgence 19,8%. La gériatrie, la cardiologie et la psychiatrie ne sont pas en reste, avec des hausses comprises entre 18% et 20%. La médecine générale reste la plus grosse portion du gâteau, avec 4 070 postes réservés, soit 40% du total. Le ministère insiste sur la priorité donnée aux soins de premier recours, ceux qui permettent aux patients d’avoir un médecin traitant.

Certains territoires vont aussi profiter de cet effort. Le Centre-Val de Loire voit ses effectifs augmenter de 18%, la Nouvelle-Aquitaine de 15,7% et les Hauts-de-France de 14,7%. Des régions où l’accès aux soins est souvent un parcours du combattant. Cette embellie arrive après une année difficile. En 2024, une réforme du concours avec une note éliminatoire et une épreuve orale avait fait chuter le nombre de nouveaux internes. Beaucoup d’étudiants avaient préféré redoubler pour ne pas être les cobayes de ce nouveau format. Seuls 8 500 avaient intégré l’hôpital, contre 9 500 habituellement.

Ce retour en force est un vrai soulagement pour les équipes. Les internes ne sont pas de simples étudiants, ils assurent une part énorme du travail à l’hôpital. Selon les syndicats, ils représentent 40% de l’effectif médical. Leur présence allège les gardes et la charge des praticiens, surtout dans les services d’urgence. Avec cette promotion record, les hôpitaux peuvent espérer tourner un peu plus sereinement.

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