Monde
Washington resserre l’étau sur Cuba en visant le président et la famille Castro
Le Trésor américain a élargi sa liste noire économique pour y inclure Miguel Diaz‑Canel, l’épouse de ce dernier, le fils et un petit‑fils de Raúl Castro.…
Le Trésor américain a élargi sa liste noire économique pour y inclure Miguel Diaz‑Canel, l’épouse de ce dernier, le fils et un petit‑fils de Raúl Castro. Une nouvelle salve qui paralyse un peu plus l’île, déjà étranglée par l’embargo.
Le gouvernement américain vient de frapper fort en ajoutant des figures clés du pouvoir cubain à ses sanctions économiques. Miguel Diaz‑Canel, déjà sous le coup de mesures américaines depuis juillet 2025, est désormais visé personnellement. Les États‑Unis lui reprochent la répression des manifestations de 2021. Mais ce n’est pas tout. Le fils unique de Raúl Castro, Alejandro Castro Espin, ainsi qu’un de ses petits‑fils, se retrouvent aussi sur cette liste. Même l’épouse du président, Lis Cuesta, et le fils de celle‑ci sont concernés. Le ministère des Forces armées révolutionnaires cubaines est également sanctionné. Concrètement, tous leurs avoirs aux États‑Unis sont gelés, et toute transaction avec des Américains leur est interdite, sous peine de poursuites.
Cette vague de sanctions ne tombe pas par hasard. Les relations entre Washington et La Havane, déjà exécrables depuis l’embargo de 1962, se sont dégradées encore plus ces derniers mois. L’administration Trump impose un blocus pétrolier de facto, multiplie les listes noires et a même inculpé Raúl Castro pour une affaire vieille de près de trente ans. Le secrétaire d’État Marco Rubio, lui‑même d’origine cubaine, justifie ces mesures en parlant de “démantèlement du cartel militaire” qui contrôle l’économie de l’île. Il vise en particulier le conglomérat Gaesa, lié à l’armée cubaine et déjà lourdement sanctionné. Résultat des courses plusieurs groupes hôteliers internationaux ont claqué la porte, abandonnant la gestion de près d’une centaine d’établissements. Les paiements par Visa et Mastercard ont été suspendus dans l’île.
Mais un détail intrigue. Un autre petit‑fils de Raúl Castro nommé Raúl Guillermo Rodriguez Castro, qui serait impliqué dans les difficiles pourparlers en cours entre les deux pays, n’a pas été sanctionné. Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a dénoncé sur X une “démonstration du plan interventionniste américain”. De son côté, Donald Trump a été interrogé jeudi dans le Bureau ovale. Il a affirmé ne pas chercher l’effondrement de Cuba mais vouloir “un pays bien géré, qui puisse nourrir son peuple”. Avant d’ajouter, presque en rêvant, que l’île est “un magnifique morceau de terre” où l’on pourrait construire de “superbes complexes touristiques balnéaires”. Un message qui en dit long sur les intentions américaines, alors que le locataire de la Maison Blanche promet de s’en occuper “dès que l’Iran sera réglé”.
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