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Le Hezbollah enterre la trêve et promet de nouvelles frappes
Naïm Qassem a balayé d’un revers de main l’accord de cessez-le-feu annoncé mercredi. Il réclame un retrait total des troupes israéliennes et prévient que…
Naïm Qassem a balayé d’un revers de main l’accord de cessez-le-feu annoncé mercredi. Il réclame un retrait total des troupes israéliennes et prévient que le nord d’Israël ne sera pas en sécurité.
Le chef du Hezbollah a dit non, et il l’a dit clairement. Jeudi, Naïm Qassem a diffusé un message cinglant pour torpiller l’accord de cessez-le-feu annoncé la veille à Washington. Il a qualifié les négociations directes avec Israël de « mascarade et d’humiliation » et a demandé au pouvoir libanais d’arrêter les frais. Pour lui, la trêve n’est acceptable que si elle est globale et totale, sans séparer le sud du Liban du reste du pays. Et surtout, il exige un retrait complet de l’armée israélienne. « Tant que l’occupation est présente, la résistance continue », a-t-il averti, menaçant directement le nord d’Israël de nouvelles attaques.
Pendant que les mots fusent, les bombes tombent encore. Selon le ministère libanais de la Santé, des frappes israéliennes ont tué huit personnes dans le sud et l’est du pays, dont des femmes et des enfants, et blessé huit autres. L’accord de cessez-le-feu, présenté comme la « dernière chance » par le président Joseph Aoun, prévoit pourtant l’arrêt total des tirs du Hezbollah et le retrait de ses combattants au nord du fleuve Litani. Mais la formation chiite refuse de poser les armes tant qu’Israël n’aura pas évacué le territoire libanais. Elle voit dans cet accord une défaite déguisée, une capitulation qui ne ferait que servir les objectifs de l’ennemi.
Sur le terrain, la trêve déjà précaire n’a jamais vraiment tenu depuis son entrée en vigueur le 17 avril. Les deux camps s’accusent mutuellement de la violer. Un Casque bleu serbe a été tué par un mortier, portant à sept le nombre de soldats de la Finul tués depuis début mars. L’ONU condamne, mais les combats continuent. Les chiffres donnent le vertige plus de 3 500 morts côté libanais, plus d’un million de déplacés. Côté israélien, 27 soldats ont perdu la vie. Le gouvernement libanais, lui, annonce le déploiement prochain de l’armée dans des zones pilotes du sud. Mais pour des habitants comme Mohammad Chamseddine, 56 ans, qui a fui sa maison de la banlieue sud de Beyrouth, cet accord risque de rester lettre morte. « Écoutez le drone au-dessus de ma tête », lâche-t-il, pendant qu’un appareil israélien survole la capitale à basse altitude.
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