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Un insecte disparu depuis 60 ans refait surface aux États-Unis

Un parasite redoutable pour le bétail vient d’être repéré au Texas, soixante ans après son éradication. Les autorités américaines actionnent tous les…

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Un insecte disparu depuis 60 ans refait surface aux États-Unis

Un parasite redoutable pour le bétail vient d’être repéré au Texas, soixante ans après son éradication. Les autorités américaines actionnent tous les leviers pour éviter une nouvelle propagation.

C’est une nouvelle qui fait trembler les éleveurs américains. Un veau de trois semaines, dans le sud du Texas, a été diagnostiqué porteur de la lucilie bouchère du Nouveau Monde. Cette mouche, dont les larves se nourrissent de chair vivante, avait pourtant été éliminée des États-Unis en 1966. Une résurgence en Floride en 2017 avait été rapidement maîtrisée, mais le parasite n’a jamais vraiment disparu du continent. Il circule toujours en Amérique du Sud et progresse vers le nord depuis des années.

Le risque pour les humains reste faible, précisent les autorités sanitaires. Mais pour les troupeaux, c’est une menace directe. La mouche pond ses œufs sur des blessures, et les larves creusent des lésions graves, parfois mortelles. Heureusement, l’infestation n’est pas contagieuse au sens classique. Elle ne touche ni la viande ni les fruits ou légumes. Une surveillance attentive des animaux permet de prévenir et de soigner les attaques. Les vétérinaires appellent les propriétaires à inspecter régulièrement leurs bêtes.

Pour stopper le foyer, les autorités ont mis en place une zone de quarantaine de vingt kilomètres autour de la ferme touchée. Et elles ont relancé une méthode bien rodée le largage de millions de mouches mâles stérilisées. Cette technique, développée dans les années 1950, empêche la reproduction des femelles, qui ne s’accouplent qu’une fois. Des centaines de milliers de chrysalides stériles sont déjà déployées au sol. L’objectif est d’éteindre le foyer avant qu’il ne s’étende. Le ministère de l’Agriculture estime qu’une résurgence coûterait 1,8 milliard de dollars au seul Texas. Les prix des jeunes bovins ont d’ailleurs grimpé à la Bourse de Chicago, les marchés anticipant une baisse de l’offre. La collaboration avec le Mexique, où le parasite sévit, est essentielle pour éviter une réimplantation durable.

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