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Une amende de 360 000 euros réclamée contre une société de gestion pour avoir joué les banquiers sans permis

Le gendarme boursier français accuse la société Financière Fonds Privés et ses dirigeants d’avoir proposé des placements sans garantie sans en avoir le…

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Une amende de 360 000 euros réclamée contre une société de gestion pour avoir joué les banquiers sans permis

Le gendarme boursier français accuse la société Financière Fonds Privés et ses dirigeants d’avoir proposé des placements sans garantie sans en avoir le droit. Une pratique qui aurait rapporté plus de 3 millions d’euros de commissions indues.

L’Autorité des marchés financiers a mis les pieds dans le plat jeudi dernier. Devant sa commission des sanctions, la présidente du collège a requis une lourde amende contre la société Financière Fonds Privés, connue sous le sigle FFP. Au total, 360 000 euros de sanctions sont demandés. Pour la société elle-même, la note grimpe à 250 000 euros, accompagnés d’un blâme. Son président, Pierre-Michel Deléglise, écoperait de 70 000 euros, et le directeur général Thierry de Chambure de 40 000 euros.

De quoi s’agit-il concrètement ? L’AMF reproche à FFP deux types de manquements. D’abord, elle aurait exercé une activité de placement non garanti sans y être autorisée. En clair, la société agissait comme un conseiller en investissements financiers sans jamais avoir obtenu le statut réglementaire nécessaire. Ensuite, elle aurait failli dans son devoir de conseil, un défaut jugé tout aussi grave. Pour la présidente du collège, le grief est d’autant plus sérieux que ces placements interdits ont permis à FFP d’empocher plus de 3,1 millions d’euros de rémunération qu’elle n’aurait jamais dû percevoir.

Face à ces accusations, la défense ne décolère pas. Pierre-Michel Deléglise s’est dit « extrêmement choqué » par le montant requis, qui mettrait selon lui en péril la survie même de l’entreprise. Il assure avoir agi de bonne foi, sans jamais chercher à contourner les règles. Son avocat insiste : la société s’est appuyée sur des avis juridiques, notamment ceux d’une association professionnelle agréée par l’AMF elle-même. « On ne peut pas reprocher à mes clients d’avoir fait confiance à un organisme officiel », a-t-il plaidé. Pour mémoire, l’amende réclamée à la société représente la totalité de sa trésorerie et plus du quart du chiffre d’affaires qu’elle espère réaliser en 2026. La décision finale de l’AMF n’est pas encore tombée. Elle sera rendue dans les prochaines semaines. En attendant, l’affaire montre une fois de plus que le gendarme boursier traque sans relâche les activités financières exercées sans le bon sésame.

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